Le tableau
Le tableau de ma vie
Commence par un mépris
Qui je suis
Il est si sombre
J’y ai perdu mon ombre
Le vernis se ternit
La peinture a des rayures
Sans couleurs
Il est fait de peurs
Fracas et sanglots
En lui rien n’est beau
Sont âme noire
En lui point d’espoir
Toile vide sans joie
Ni cris tu me déprime
De ta noirceur
Tu attise ma rancœur
Mon cœur dérouté
Sur cette toile accrochée
N’est pour toi qu’un trophée
Ensanglanté déchiqueté
Par mes mains
Cela sera ta fin
En lambeau tu finiras
Dans le tombeau
Commence par un mépris
Qui je suis
Il est si sombre
J’y ai perdu mon ombre
Le vernis se ternit
La peinture a des rayures
Sans couleurs
Il est fait de peurs
Fracas et sanglots
En lui rien n’est beau
Sont âme noire
En lui point d’espoir
Toile vide sans joie
Ni cris tu me déprime
De ta noirceur
Tu attise ma rancœur
Mon cœur dérouté
Sur cette toile accrochée
N’est pour toi qu’un trophée
Ensanglanté déchiqueté
Par mes mains
Cela sera ta fin
En lambeau tu finiras
Dans le tombeau
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4 commentaires
Plumeflore · le samedi 18 février 2017 à 17:16
joliment peint!
Marc!
coco · le samedi 18 février 2017 à 17:20
domidom · le mardi 21 février 2017 à 12:03
A plus, Domie
Philip (Jardin de Lune) · le lundi 27 février 2017 à 16:37
J'ai fait le choix par hasard d'aller sur ce poème.
Un poème bien sombre, très émouvant. L'on me prête autant la délicatesse des mots que la pudeur des émotions et des sentiments. Alors commenter ces mots, moi qui ne te connais pas, en restant dans le compliment sincère pour ton écriture et ce qu'il faut de compassion, tout aussi sincère pour rester dans le respect. Je dirai alors qu'une vie est comme l'ensemble de l'oeuvre picturale d'un artiste. Non pas UN tableau comme cet instantané couleur de ciel gris que tu nous livres, mais plusieurs tableaux où certains sont aux belles couleurs des jours meilleurs, des jours de ciel bleu.
Le "mépris", premier mot qui colore douloureusement ton tableau, il faut toujours en mesurer le sens. J'ai écrit avant l'été un poème qui s'appelait "le mépris", dans son sens latin puis italien "disprezzo". Qui veut plutôt dire, dans la nuance "à qui l'on a pas donné de prix".
D'où que vienne ce mépris que tu évoques, s'il vient de toi, c'est que tu n'as en fait "pas attaché de prix" à quelqu'un ou quelque chose. Où que l'on ne t'a pas accordé le prix que tu représente en tant que valeur humaine.
Alors, les couleurs du tableau sont forcément sombres.
Et ton coeur, lui, comme tout coeur qui bat, il...n'a pas de prix. Surtout quand il n'est pas mérité. Il n'est pas trophé. Il t'appartient. Et son contenu est sans doute ton or, le seul qui t'appartienne.
Voilà, il n'y a dans mon propos ni analyse, ni psychanalyse (pourtant une de mes passions !!!!) juste un amical ressenti. Bien à toi, Corinne. Amicalement. Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
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