Défilé au jardin…
Par un beau soir d’été, juste entre chiens et loups
Voici que les oiseaux s’agitent tout à coup…
Ils crient et se démènent puis me prennent à témoin :
« Soyez donc notre juge, oui vous, là-bas l’humain !
Oubliez, s’il-vous-plait, tout ce remue-ménage
Et voyez parmi nous qui a le plus beau plumage »
La Lune, cette coquine, toujours prête à jouer,
Éclaire le jardin pour un grand défilé :
Le merle tout fringant d’un petit saut s’avance,
Bec jaune, robe noire lui donnent de l’aisance.
« Trêve de crânerie, petit être sans couleur ! »
Dit le geai chatoyant et toujours gouailleur…
Voici deux pies hardies, les ailes déployées,
Qui balayent de leurs queues la petite assemblée
Éblouissantes de blanc, brillantes de bleu-noir
« Pf ! Vous nous faites pitié, regagnez vos nichoirs !
Pédants avaricieux, regardez vos femelles,
Leurs robes sont plus ternes que celles des tourterelles ! »
Celles-ci un peu vexées remontent dans la ramure,
Après tout leur collier est bien jolie parure !
Devant tout ce raffut, les petits rentrent au nid
Même la jolie mésange et friquet le hardi
Soudain un cri horrible plane sur le jardin
Un corbeau qui passait descend dans les sapins
« Qu’est-ce que tout ceci ? On s’amuse sans moi ?
Ne suis-je pas le plus grand ? Ne suis-je pas votre roi ? »
Quelques grives musiciennes se mettent à chantonner :
« Oyez : Maître Corbeau, sur un arbre perché… »
Tous se moquent et accompagnent la chorale
Qui dégénère très vite en chahut infernal !
Je suis exaspérée, et me mets en colère :
« Arrêtez tout ce cirque, cette parodie grossière!
Vous ne valez guère mieux que les êtres humains :
Aux différences des autres, vous montrez du dédain. »
Moralité : l’intolérance est universelle (hélas).
Crayonnette – août 2014
Voici que les oiseaux s’agitent tout à coup…
Ils crient et se démènent puis me prennent à témoin :
« Soyez donc notre juge, oui vous, là-bas l’humain !
Oubliez, s’il-vous-plait, tout ce remue-ménage
Et voyez parmi nous qui a le plus beau plumage »
La Lune, cette coquine, toujours prête à jouer,
Éclaire le jardin pour un grand défilé :
Le merle tout fringant d’un petit saut s’avance,
Bec jaune, robe noire lui donnent de l’aisance.
« Trêve de crânerie, petit être sans couleur ! »
Dit le geai chatoyant et toujours gouailleur…
Voici deux pies hardies, les ailes déployées,
Qui balayent de leurs queues la petite assemblée
Éblouissantes de blanc, brillantes de bleu-noir
« Pf ! Vous nous faites pitié, regagnez vos nichoirs !
Pédants avaricieux, regardez vos femelles,
Leurs robes sont plus ternes que celles des tourterelles ! »
Celles-ci un peu vexées remontent dans la ramure,
Après tout leur collier est bien jolie parure !
Devant tout ce raffut, les petits rentrent au nid
Même la jolie mésange et friquet le hardi
Soudain un cri horrible plane sur le jardin
Un corbeau qui passait descend dans les sapins
« Qu’est-ce que tout ceci ? On s’amuse sans moi ?
Ne suis-je pas le plus grand ? Ne suis-je pas votre roi ? »
Quelques grives musiciennes se mettent à chantonner :
« Oyez : Maître Corbeau, sur un arbre perché… »
Tous se moquent et accompagnent la chorale
Qui dégénère très vite en chahut infernal !
Je suis exaspérée, et me mets en colère :
« Arrêtez tout ce cirque, cette parodie grossière!
Vous ne valez guère mieux que les êtres humains :
Aux différences des autres, vous montrez du dédain. »
Moralité : l’intolérance est universelle (hélas).
Crayonnette – août 2014
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3 commentaires
Philip (JARDIN DE LUNE) · le mardi 28 juin 2016 à 13:36
Alors, avec ton poème, je me trouve de nouveau plongé au coeur de cette Nature. Oui, là, on peut commencer l'histoire par un "par un beau soir d'été".
Et puis, mon dieu, j'ai commencé à lire que les oiseaux s'adressaient à l'Homme ! Les malheureux ! Mais bien vite ton poème est devenu fable. Allons bon, voici que les corbeaux renient leur appartenance ailée ! Oiseau de mauvaise augure, comme on dit.
Et puis....l'intolérance ? oh oui, elle est universelle et, pire, elle gagne du terrain sur tous les fronts. Allons, espérons, il y a encore quelques humains à l'esprit fraternel ! Belle journée, Nini. Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
LucLéon · le mardi 28 juin 2016 à 15:06
rose · le mardi 28 juin 2016 à 21:11
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