La douleur
La douleur est sans coeur
Sans pitié pour nos pleurs
Elle vient nourrir nos peurs
Nos colères nos rancoeurs...
Utilisant la ruse
Elle fuse et puis nous use....
Son labeur n a point d heures
L ombre de sa terreur
Nous fait perdre l honneur..
Son mal n est pas un leurre
Ce feu sournois tueur
N a rien d un bienfaiteur...
La souffrance est le signe
Qu on a franchi la ligne...
Le bien malheureux corps
Avoue qu' il avait tort
De fournir tant d efforts...
Affalé sur ses bords
Sa chair en désaccord
Ne l embrasse point fort...
On a froid dans le dos
Quand il jette ses maux...
Voyant son triste sort
Imaginant sa mort
Couchée sur un rebord
On croit perdre le nord...
Il est comme un decor
Amplifiant nos remords....
Évoquant quelques saints
Ou un ciel bleu divin
Sur terre il cherche en vain
L air pur qui le rend sain
La chaleur d un grand bain
Et l apaisante main
Dissipant le chagrin....
Comment renaitre enfin?
Esperer le bon sort
Une voix ,un support
Une escale à bon port?
Elle vaut plus cher que l or..
Un breuvage indolore
Et la douleur s endort...
La nuit posant alors
Sur la peau le trésor
Du sommeil trop serein
Immortel et sans fin
Comme un drap de satin
Tête sur un coussin
En paix dans son couffin...
Fera-il- il jour demain?
Sans pitié pour nos pleurs
Elle vient nourrir nos peurs
Nos colères nos rancoeurs...
Utilisant la ruse
Elle fuse et puis nous use....
Son labeur n a point d heures
L ombre de sa terreur
Nous fait perdre l honneur..
Son mal n est pas un leurre
Ce feu sournois tueur
N a rien d un bienfaiteur...
La souffrance est le signe
Qu on a franchi la ligne...
Le bien malheureux corps
Avoue qu' il avait tort
De fournir tant d efforts...
Affalé sur ses bords
Sa chair en désaccord
Ne l embrasse point fort...
On a froid dans le dos
Quand il jette ses maux...
Voyant son triste sort
Imaginant sa mort
Couchée sur un rebord
On croit perdre le nord...
Il est comme un decor
Amplifiant nos remords....
Évoquant quelques saints
Ou un ciel bleu divin
Sur terre il cherche en vain
L air pur qui le rend sain
La chaleur d un grand bain
Et l apaisante main
Dissipant le chagrin....
Comment renaitre enfin?
Esperer le bon sort
Une voix ,un support
Une escale à bon port?
Elle vaut plus cher que l or..
Un breuvage indolore
Et la douleur s endort...
La nuit posant alors
Sur la peau le trésor
Du sommeil trop serein
Immortel et sans fin
Comme un drap de satin
Tête sur un coussin
En paix dans son couffin...
Fera-il- il jour demain?
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4 commentaires
Macha · le mercredi 12 septembre 2018 à 17:48
debbie · le mercredi 12 septembre 2018 à 18:19
Debbie
Rêveuse · le mercredi 12 septembre 2018 à 18:29
Quel poignant constat de ce qu'est la douleur qui nous met à terre et empêche toute joie!
Je te souhaite de tout coeur de retrouver la santé!
bien amicalement!
Philip (Jardin de Lune) · le vendredi 14 septembre 2018 à 14:19
Un poème fort, parce qu'il est confession, et qu'il recense comme un "universelle détresse" face à la douleur.
Les douleurs fusionnent alors, celle du corps et celle de l'âme.
Il est mille douleurs, si différentes.
Mais pourtant, une douleur reste une douleur. Elle est rarement imaginaire.
Et comme tu le mets en exergue dans ton dernier vers, le problème du lendemain devient comme un fanal lancinant, qui est dans la brume de l'esprit chaviré.
Prends soin de toi, Martine.
Amitiés. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
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