Pour un morceau de pain
Il ne me parle plus
Pour un morceau de pain.
Il ne me connaît plus
Depuis qu’il n’a plus faim,
Oubliant sa main tendue.
Monsieur est un parvenu.
Il ne me connaît plus
Quand il croise mon chemin.
Il s’en veut sûrement,
D’avoir tendu la main.
Je ne suis qu’un inconnu,
Son chemin n’est pas le mien.
Il regarde de haut
Ceux qui sont très bas.
La gueule dans le ruisseau,
Il sautait des repas.
Mais c’est déjà oublié.
Ça n’a même pas existé.
Je gagne à être connu.
Ça ne me rapporte rien.
Mais je suis inconnu.
Je ne rapporte rien.
Et si je tends la main,
C’est pour donner du pain.
Si un autre que lui,
Un jour me tend la main.
J’aurais toujours du pain.
C’est comme ça mon chemin.
Je ne serais pas déçu,
Parce que je n’attends rien.
Pour un morceau de pain.
Il ne me connaît plus
Depuis qu’il n’a plus faim,
Oubliant sa main tendue.
Monsieur est un parvenu.
Il ne me connaît plus
Quand il croise mon chemin.
Il s’en veut sûrement,
D’avoir tendu la main.
Je ne suis qu’un inconnu,
Son chemin n’est pas le mien.
Il regarde de haut
Ceux qui sont très bas.
La gueule dans le ruisseau,
Il sautait des repas.
Mais c’est déjà oublié.
Ça n’a même pas existé.
Je gagne à être connu.
Ça ne me rapporte rien.
Mais je suis inconnu.
Je ne rapporte rien.
Et si je tends la main,
C’est pour donner du pain.
Si un autre que lui,
Un jour me tend la main.
J’aurais toujours du pain.
C’est comme ça mon chemin.
Je ne serais pas déçu,
Parce que je n’attends rien.
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1 commentaire
Louve · le mercredi 29 avril 2015 à 14:48
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