Le temps-mort
J’ai tué le temps. Plus j’avançais en âge, plus les journées étaient courtes et je ne le voyais plus passer. C’était ce que l’on appelle un temps agité. Voilà, c’est fait, il est là, couché de tout son long, maintenant c’est un temps-mort. Je vais enfin pouvoir profiter de lui. Quelqu’un m’a dit que j’étais un contretemps. Pas du tout, je ne lui voulais aucun mal. Au début, ça se passait bien avec lui. Quand il avançait trop vite, il prenait du recul pour se mettre à mon niveau, moi je m’accordais quelques passe-temps et tout le monde était content.
Sur le journal, ils parlent d’un fait « d’hiver ». Ils écrivent : « c’était un temps de saison à vous faire geler le mercure ». Lui il s’en moquait il était couvert. Ils ajoutent que c’était un sale temps, un détraqué très instable. Là je confirme, il refusait depuis un moment de marquer un temps d’arrêt. Pourtant, je me souviens de cette époque où il s’était adouci. Nous coulions des jours heureux et quand je parlais de lui, je disais : le bon vieux temps. Le soir, autour d’un feu de camp, nous chantions accompagnés d’une cithare. C’était dans l’air du temps. La jeunesse n’a qu’un temps et c’était lui. Je me rappelle, je ne gaspillais pas mon temps car j’avais appris que c’était de l’argent. Or nous ne roulions pas sur l’or. Pour être franc je regrette cette époque où notre principale richesse était celle de l’intérieure. Vous trouver aujourd’hui qu’on est plus « euro » ? Il vaudrait mieux prendre le temps comme il vient. Le problème c’est que tout le monde court après l’argent et comme le temps c’est de…et bien on court après le temps. Il ne faut pas s’étonner que celui-ci passe trop vite.
Alors, j’en avais marre et j’ai décidé d’arrêter le temps. Il faut que je vous dise la vérité : je ne l’ai pas réellement tué. C’était une mise en scène. J’avais demandé au temps de faire le mort. Il le fait bien, vous ne trouvez pas ? Vous avez eu peur…c’est normal quand il est question de pognon. Sans le temps vous alliez atteindre le seuil de pauvreté.
Bon, j’arrête là. Je ne voudrais pas me tuer à vous dire que vous perdez votre temps.
Sur le journal, ils parlent d’un fait « d’hiver ». Ils écrivent : « c’était un temps de saison à vous faire geler le mercure ». Lui il s’en moquait il était couvert. Ils ajoutent que c’était un sale temps, un détraqué très instable. Là je confirme, il refusait depuis un moment de marquer un temps d’arrêt. Pourtant, je me souviens de cette époque où il s’était adouci. Nous coulions des jours heureux et quand je parlais de lui, je disais : le bon vieux temps. Le soir, autour d’un feu de camp, nous chantions accompagnés d’une cithare. C’était dans l’air du temps. La jeunesse n’a qu’un temps et c’était lui. Je me rappelle, je ne gaspillais pas mon temps car j’avais appris que c’était de l’argent. Or nous ne roulions pas sur l’or. Pour être franc je regrette cette époque où notre principale richesse était celle de l’intérieure. Vous trouver aujourd’hui qu’on est plus « euro » ? Il vaudrait mieux prendre le temps comme il vient. Le problème c’est que tout le monde court après l’argent et comme le temps c’est de…et bien on court après le temps. Il ne faut pas s’étonner que celui-ci passe trop vite.
Alors, j’en avais marre et j’ai décidé d’arrêter le temps. Il faut que je vous dise la vérité : je ne l’ai pas réellement tué. C’était une mise en scène. J’avais demandé au temps de faire le mort. Il le fait bien, vous ne trouvez pas ? Vous avez eu peur…c’est normal quand il est question de pognon. Sans le temps vous alliez atteindre le seuil de pauvreté.
Bon, j’arrête là. Je ne voudrais pas me tuer à vous dire que vous perdez votre temps.
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