Bonheur d'automne

Bonheur d'automne
Nous avions ce matin une mer bleue et lente,
Où nous nous enfoncions en prenant notre temps
Heureux de voir, sous nous, se dévoiler les pentes
Et les rocs du tombant.
Devant nous, la paroi, sans rien de monotone,
Montrait ses escaliers et ses blocs éboulés
Où, jaillissant sans peur de l'abri des Gorgones,
Les Sars nous attendaient !
Au pied de la falaise ou s'accrochaient nos bulles
Pas d'eaux grises, rien que du bleu !
Et quelques beaux Mérous, chevauchant, funambules,
Sur le contre-jour lumineux !
Alors quand il fut temps de monter vers la coque
(regrettable nécessité !),
Nous avons délaissé et la chaîne et la corde
Pour un palier en liberté
Sur les haut-fonds dorés où la lumière molle
Qui nous silhouettait
Contre l'essaim bleuté des jeunes castagnoles
Fut notre ultime volupté.
Nous avions ce matin une mer bleue et lente,
Où nous nous enfoncions en prenant notre temps
Heureux de voir, sous nous, se dévoiler les pentes
Et les rocs du tombant.
Devant nous, la paroi, sans rien de monotone,
Montrait ses escaliers et ses blocs éboulés
Où, jaillissant sans peur de l'abri des Gorgones,
Les Sars nous attendaient !
Au pied de la falaise ou s'accrochaient nos bulles
Pas d'eaux grises, rien que du bleu !
Et quelques beaux Mérous, chevauchant, funambules,
Sur le contre-jour lumineux !
Alors quand il fut temps de monter vers la coque
(regrettable nécessité !),
Nous avons délaissé et la chaîne et la corde
Pour un palier en liberté
Sur les haut-fonds dorés où la lumière molle
Qui nous silhouettait
Contre l'essaim bleuté des jeunes castagnoles
Fut notre ultime volupté.
3 commentaires
ct570 · le mardi 8 mai 2007 à 15:50
Michel (Signes de Vie) · le mardi 8 mai 2007 à 18:15
Jim · le mercredi 9 mai 2007 à 01:48
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