Rimbaud mazouté

Rimbaud mazouté
Je rêvais cette nuit à des Mers des Sargasses
Où l’anguille pondait au plus profond des eaux
Et au soleil baignant les jardins animaux
Dans leurs lits de varechs tressés comme des nasses.
Dans le calme doré, sous les lentes bonaces,
De longs rayons bleutés s’enfonçaient sous les flôts
Vers l’abîme bleu-pourpre où les grands cachalots
Poursuivent le Kraken en leurs ardentes chasses.
Mais l’homme avait laissé sa marque sur les eaux
D’innommables déchêts et des mazouts brutaux
Avaient sur l’Océan laissé leur vile trace
Et je me consolais en pensant que Rimbaud
Au cours d’une autre vie, dans un rêve plus beau,
Avait su dériver dans les Mers des Sargasses !
Je rêvais cette nuit à des Mers des Sargasses
Où l’anguille pondait au plus profond des eaux
Et au soleil baignant les jardins animaux
Dans leurs lits de varechs tressés comme des nasses.
Dans le calme doré, sous les lentes bonaces,
De longs rayons bleutés s’enfonçaient sous les flôts
Vers l’abîme bleu-pourpre où les grands cachalots
Poursuivent le Kraken en leurs ardentes chasses.
Mais l’homme avait laissé sa marque sur les eaux
D’innommables déchêts et des mazouts brutaux
Avaient sur l’Océan laissé leur vile trace
Et je me consolais en pensant que Rimbaud
Au cours d’une autre vie, dans un rêve plus beau,
Avait su dériver dans les Mers des Sargasses !
2 commentaires
patrick · le mercredi 16 mai 2007 à 21:04
annie de salon · le vendredi 24 août 2007 à 16:37
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