La paix des arbres

La paix des arbres
Je t'ai connue roseau je t'ai aimée fleurette
Ton regard était clair comme l'eau du ruisseau,
La goutte de rosée, le chant de l'alouette
La soie de tes cheveux électrisait ma peau.
Nous nous somme aimés dans un été limpide
Puis l'automne est venu et nous avons vieilli
Chaque jour, chaque nuit ajoutant une ride
Un pli pour chaque fruit que nous avons cueilli.
Maintenant c'est l'hiver, adieu notre jeunesse
Nous nous sommes penchés et nos fils ont grandi
Nous nous comprenons mieux, nous savons nos faiblesses
Et nos coeurs sont plus doux si nos corps sont raidis.
Bien des choses pourtant sont sorties de nos vies
Des rivages, des mers, des forêts de coraux,
Des amis sont partis, nous avons moins d'envies
Et nous avons appris ce que le monde vaut.
Et nous voilà tous deux sur le bord de la route
Attendant le silence et la paix de la nuit
Qui donc a dit que l'âge était une déroute ?
Car il n'est près de toi ni torpeur ni ennui.
Qu' ensemble nous soyons comme sont les vieux chênes
Qui logent dans leurs troncs crevassés et noueux
Les nids tout pleins d'oiseaux de la saison prochaine
Qui demain voleront dans un printemps heureux
Alors que nous serons dans la paix de la terre
Je t'ai connue roseau je t'ai aimée fleurette
Ton regard était clair comme l'eau du ruisseau,
La goutte de rosée, le chant de l'alouette
La soie de tes cheveux électrisait ma peau.
Nous nous somme aimés dans un été limpide
Puis l'automne est venu et nous avons vieilli
Chaque jour, chaque nuit ajoutant une ride
Un pli pour chaque fruit que nous avons cueilli.
Maintenant c'est l'hiver, adieu notre jeunesse
Nous nous sommes penchés et nos fils ont grandi
Nous nous comprenons mieux, nous savons nos faiblesses
Et nos coeurs sont plus doux si nos corps sont raidis.
Bien des choses pourtant sont sorties de nos vies
Des rivages, des mers, des forêts de coraux,
Des amis sont partis, nous avons moins d'envies
Et nous avons appris ce que le monde vaut.
Et nous voilà tous deux sur le bord de la route
Attendant le silence et la paix de la nuit
Qui donc a dit que l'âge était une déroute ?
Car il n'est près de toi ni torpeur ni ennui.
Qu' ensemble nous soyons comme sont les vieux chênes
Qui logent dans leurs troncs crevassés et noueux
Les nids tout pleins d'oiseaux de la saison prochaine
Qui demain voleront dans un printemps heureux
Alors que nous serons dans la paix de la terre
10 commentaires
grillon · le jeudi 19 février 2009 à 17:23
Petite Salade · le jeudi 19 février 2009 à 21:16
Ivy · le jeudi 19 février 2009 à 23:35
alto.des hiatus! descend? · le vendredi 20 février 2009 à 11:36
Michel (Signes de Vie) · le vendredi 20 février 2009 à 14:53
catherine · le vendredi 20 février 2009 à 17:03
paulette · le samedi 21 février 2009 à 03:38
Myosotis · le lundi 23 février 2009 à 10:49
Jacques Herman · le mercredi 25 février 2009 à 22:45
MarieAnne · le lundi 2 mars 2009 à 13:07
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