Le ruisseau

Le ruisseau
Quand l'âge vient l'amour est une chose douce
ce n'est plus le torrent des amours de printemps
ni le fleuve puissant qui nous porte et nous pousse
mais c'est un beau ruisseau que bordent des étangs.
Ne croyez pourtant pas que la flamme soit morte
l'incendie est passé mais le feu reste clair
le coeur est toujours chaud si la chair est moins forte
l'orage s'est dissous dans le calme de l'air.
Les souvenirs sont là pour nourrir l'espérance
le présent se réchauffe aux braises du passé
les baisers d'autrefois ont gardé leur présence
et l'étreinte est plus douce et le corps moins pressé.
Si le chemin du soir est parfois monotone
enfants, petits enfants sont là pour l'égayer
comme un bouquet de fleurs par les beaux jours d'automne
vient redonner la joie dans le sein du foyer.
On ne regrette rien on sait que l'heure tarde
on s'appuie l'un sur l'autre et on va de l'avant
on jardine et on joue et parfois on bavarde
en riant comme si l'on était des enfants.
Bien sur il y a des heurts des douleurs ou des drames
rien n'est jamais acquis, rien n'est jamais certain
on s'accroche à la barre, on fait force de rames
et on mouille à l'abri en attendant demain.
Car bientôt, on le sait, viendra un autre monde
où d'autres amoureux suivront d'autres chemins
vivront d'autres journées, danseront d'autres rondes :
le passé est passé, demain sera demain !
Quand l'âge vient l'amour est une chose douce
ce n'est plus le torrent des amours de printemps
ni le fleuve puissant qui nous porte et nous pousse
mais c'est un beau ruisseau que bordent des étangs.
Ne croyez pourtant pas que la flamme soit morte
l'incendie est passé mais le feu reste clair
le coeur est toujours chaud si la chair est moins forte
l'orage s'est dissous dans le calme de l'air.
Les souvenirs sont là pour nourrir l'espérance
le présent se réchauffe aux braises du passé
les baisers d'autrefois ont gardé leur présence
et l'étreinte est plus douce et le corps moins pressé.
Si le chemin du soir est parfois monotone
enfants, petits enfants sont là pour l'égayer
comme un bouquet de fleurs par les beaux jours d'automne
vient redonner la joie dans le sein du foyer.
On ne regrette rien on sait que l'heure tarde
on s'appuie l'un sur l'autre et on va de l'avant
on jardine et on joue et parfois on bavarde
en riant comme si l'on était des enfants.
Bien sur il y a des heurts des douleurs ou des drames
rien n'est jamais acquis, rien n'est jamais certain
on s'accroche à la barre, on fait force de rames
et on mouille à l'abri en attendant demain.
Car bientôt, on le sait, viendra un autre monde
où d'autres amoureux suivront d'autres chemins
vivront d'autres journées, danseront d'autres rondes :
le passé est passé, demain sera demain !
10 commentaires
Mona · le jeudi 5 mars 2009 à 23:53
felicita · le vendredi 6 mars 2009 à 08:13
Amande · le vendredi 6 mars 2009 à 08:23
Destinée · le vendredi 6 mars 2009 à 11:57
Vincent · le vendredi 6 mars 2009 à 13:19
Catherine · le vendredi 6 mars 2009 à 15:29
Naela · le vendredi 6 mars 2009 à 15:42
claude · le vendredi 6 mars 2009 à 17:01
Agrippa · le vendredi 6 mars 2009 à 20:27
Jacques Herman · le vendredi 6 mars 2009 à 23:48
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