La "Deuche"

La "Deuche"
A vingt ans on voudrait pour sortir une fille
Et la faire tomber dans le creux de vos bras
Avoir une bagnole extra qui l' émoustille
Et pas un vieux tacot sorti d'un débarras.
Quand je pus me payer ma première calèche
Ses deux petits coursiers n'étaient pas bien flambards
J'aurais préféré mieux mais j'étais dans la dèche
Et deux chevaux pour moi valaient bien des Jaguars !
Tous deux sur les jolis chemins de ma Provence
Nous avons cahoté notre lune de miel
Découvrant les bonheurs de la panne d'essence,
Du pneu crevé et du tracteur providentiel !
La moindre promenade était une aventure
On était cinq ou six plus ou moins entassés
Et à chaque montée notre pauvre monture
Rattrapait les escargots pas trop pressés.
Quand nous allions plonger au creux d'une calanque
On y empilait tout, bouteilles et habits
Las! il y avait toujours quelque chose qui manque
Et on rentrait chez soi, honteux et déconfits.
Enfin pour toi et moi que de tendres idylles
Tes deux petits chevaux firent du bon travail
Tu promenas beaucoup de garçons et de filles
Et tu les ramenas sains et saufs au bercail.
Bien des ans ont passé, j'ai eu bien des voitures
J'ai connu des pays et des peuples nouveaux
J'ai eu quelques pépins et quelques éraflures
Mais rien n'a remplacé ma vieille deux chevaux !
Et je terminerai, disant avec Racine
« Deuche mon cher tacot, d'une bielle cassée
vous mourutes aux bords où vous fûtes laissée »
(Et en plus c'est pas vrai, elle n'a jamais cassé de bielle mais c'est pour faire plaisir à Racine! na!)
A vingt ans on voudrait pour sortir une fille
Et la faire tomber dans le creux de vos bras
Avoir une bagnole extra qui l' émoustille
Et pas un vieux tacot sorti d'un débarras.
Quand je pus me payer ma première calèche
Ses deux petits coursiers n'étaient pas bien flambards
J'aurais préféré mieux mais j'étais dans la dèche
Et deux chevaux pour moi valaient bien des Jaguars !
Tous deux sur les jolis chemins de ma Provence
Nous avons cahoté notre lune de miel
Découvrant les bonheurs de la panne d'essence,
Du pneu crevé et du tracteur providentiel !
La moindre promenade était une aventure
On était cinq ou six plus ou moins entassés
Et à chaque montée notre pauvre monture
Rattrapait les escargots pas trop pressés.
Quand nous allions plonger au creux d'une calanque
On y empilait tout, bouteilles et habits
Las! il y avait toujours quelque chose qui manque
Et on rentrait chez soi, honteux et déconfits.
Enfin pour toi et moi que de tendres idylles
Tes deux petits chevaux firent du bon travail
Tu promenas beaucoup de garçons et de filles
Et tu les ramenas sains et saufs au bercail.
Bien des ans ont passé, j'ai eu bien des voitures
J'ai connu des pays et des peuples nouveaux
J'ai eu quelques pépins et quelques éraflures
Mais rien n'a remplacé ma vieille deux chevaux !
Et je terminerai, disant avec Racine
« Deuche mon cher tacot, d'une bielle cassée
vous mourutes aux bords où vous fûtes laissée »
(Et en plus c'est pas vrai, elle n'a jamais cassé de bielle mais c'est pour faire plaisir à Racine! na!)
11 commentaires
Ivy · le lundi 20 avril 2009 à 23:40
alto · le mardi 21 avril 2009 à 09:03
alto · le mardi 21 avril 2009 à 09:06
Michel (Signes de Vie) · le mardi 21 avril 2009 à 13:37
claude · le mardi 21 avril 2009 à 21:37
Dago · le mardi 21 avril 2009 à 23:31
Catherine · le mercredi 22 avril 2009 à 13:12
claude · le vendredi 24 avril 2009 à 00:39
claude · le vendredi 24 avril 2009 à 00:40
Amande · le vendredi 24 avril 2009 à 19:25
Pierre · le lundi 8 juin 2009 à 18:33
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.