Amitié des morts (Claude ROY, 1941)

Amitié des morts, poème de Claude ROY
II suffit d'une étoile à portée de la main
pour conjurer le sort
Dormez enfants du jour vos paupières demain
reconnaîtront les morts.
Ils vous apporteront ce qu'ils aimaient le mieux
ce qui ne déçoit point
Les ombres du couchant les fontaines les lieux
1'odeur triste du foin
S'ils laissent un matin un arbre un écureuil
un oiseau qu'on entend
Remerciez-les avant qu'ils ne passent Ie seuil
aprés il n'est plus temps
Ne méprisez jamais les dons que font les morts
ils n'ont pas autre chose
Le choix n'est pas si grand quand on est loin du port
et jamais ne repose.
Claude ROY ; Poèsies. 1970 - Poésie nrf Gallimard p 66-67
II suffit d'une étoile à portée de la main
pour conjurer le sort
Dormez enfants du jour vos paupières demain
reconnaîtront les morts.
Ils vous apporteront ce qu'ils aimaient le mieux
ce qui ne déçoit point
Les ombres du couchant les fontaines les lieux
1'odeur triste du foin
S'ils laissent un matin un arbre un écureuil
un oiseau qu'on entend
Remerciez-les avant qu'ils ne passent Ie seuil
aprés il n'est plus temps
Ne méprisez jamais les dons que font les morts
ils n'ont pas autre chose
Le choix n'est pas si grand quand on est loin du port
et jamais ne repose.
Claude ROY ; Poèsies. 1970 - Poésie nrf Gallimard p 66-67
2 commentaires
Agrippa · le dimanche 10 mai 2009 à 18:51
claude · le lundi 11 mai 2009 à 17:53
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