Souvenirs, souvenirs

Souvenirs, souvenirs
Ce soir j'aurais aimé enfiler des images
sur le fil de mon souvenir
sauter à cloche-pied les années de mon âge
pouvoir aller et revenir.
Je peux me rappeler de choses anciennes
un papier peint à grandes fleurs
qui semblaient grimacer dans le jour des persiennes
dans mon berceau j'en avais peur.
Je revois un jardin sur un coteau calcaire
au cours d'un très ancien été
je suis debout, bambin sur la table de pierre
avec ma mère à mes cotés.
Je revois le facteur, apportant des missives
écrites sur mauvais papier
ma mère nous lisant les paroles captives
d'un père lointain prisonnier.
Je revois l'occupant paradant sur les routes
et presque sans transition
ses troupes décampant en piteuse déroute,
l'été de la Libération.
Je vois se détachant sur la porte palière
sous l'ampoule du plafonnier
silhouette fourbue et pourtant familière
retour heureux du prisonnier.
Souvenirs, souvenirs, des joyeux et des tristes
ah combien, combien de moments
paraissent tour à tour et font leur tour de piste
que de pièces, que de fragments !
Mais les surpassant tous voilà que je retrouve
l'instant qui sut tout apaiser :
mon enfance finit et mon avenir s'ouvre
le jour de ton premier baiser.
Ce soir j'aurais aimé enfiler des images
sur le fil de mon souvenir
sauter à cloche-pied les années de mon âge
pouvoir aller et revenir.
Je peux me rappeler de choses anciennes
un papier peint à grandes fleurs
qui semblaient grimacer dans le jour des persiennes
dans mon berceau j'en avais peur.
Je revois un jardin sur un coteau calcaire
au cours d'un très ancien été
je suis debout, bambin sur la table de pierre
avec ma mère à mes cotés.
Je revois le facteur, apportant des missives
écrites sur mauvais papier
ma mère nous lisant les paroles captives
d'un père lointain prisonnier.
Je revois l'occupant paradant sur les routes
et presque sans transition
ses troupes décampant en piteuse déroute,
l'été de la Libération.
Je vois se détachant sur la porte palière
sous l'ampoule du plafonnier
silhouette fourbue et pourtant familière
retour heureux du prisonnier.
Souvenirs, souvenirs, des joyeux et des tristes
ah combien, combien de moments
paraissent tour à tour et font leur tour de piste
que de pièces, que de fragments !
Mais les surpassant tous voilà que je retrouve
l'instant qui sut tout apaiser :
mon enfance finit et mon avenir s'ouvre
le jour de ton premier baiser.
14 commentaires
Michel (Signes de Vie) · le mardi 19 mai 2009 à 16:34
Petite Salade · le mardi 19 mai 2009 à 18:01
alto · le mardi 19 mai 2009 à 20:27
alto · le mardi 19 mai 2009 à 20:28
palissade · le mardi 19 mai 2009 à 20:32
Agrippa · le mardi 19 mai 2009 à 20:35
den.hall · le mercredi 20 mai 2009 à 10:49
Jacques Herman · le mercredi 20 mai 2009 à 11:13
Pierre · le mercredi 3 juin 2009 à 09:50
Ivy · le dimanche 7 juin 2009 à 15:12
Ivy · le dimanche 7 juin 2009 à 15:28
dago laborel · le mardi 9 juin 2009 à 17:19
Ivy · le mercredi 10 juin 2009 à 10:08
catherine · le dimanche 28 juin 2009 à 23:06
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