Réveiller un souvenir

Réveiller un souvenir
Quand je sens remonter, puissante, impérieuse
L'envie de rameuter mes souvenirs des eaux
Je dois fouiller dans ma mémoire paresseuse
Pour pouvoir retrouver l'univers des coraux.
Je vis près de la mer, chaque jour sur la plage
Je m'en vais patauger comme fait un gamin
Mais comment, au delà du plaisir de la nage,
Derrière le miroir retrouver mon chemin ?
J'appelle un souvenir plus bleu dans l'eau profonde
Qui me rende à nouveau poisson sur le tombant
Et me perde aux replis étranges de ce monde
Secret que l'on ne peut connaître qu'en plongeant.
Je cherche un souvenir précis qui me ramène
Auprès des habitants colorés du surplomb
La gorgone et le sar, l'éponge et la murène
Enfants silencieux de l'océan fécond.
Je rêve de planer à nouveau sous mes bulles
En ajustant mon poids à l'air de mon gilet
Montant ou descendant comme les funambules
Sans aucun mouvement, sans corde et sans filet.
Je rêve d'éclairer du faisceau de ma lampe
Le plafond de la grotte où fleurit le corail
Ou de guetter entre les algues l'hippocampe,
Avide de saisir jusqu'au moindre détail.
Mais, au désert du temps pèlerin sans bagage
Le passé m'apparaît pâli et délavé
Et dans le brouillard gris je cherche en vain l'image
Du paradis perdu dont les ans m'ont privé.
Quand je sens remonter, puissante, impérieuse
L'envie de rameuter mes souvenirs des eaux
Je dois fouiller dans ma mémoire paresseuse
Pour pouvoir retrouver l'univers des coraux.
Je vis près de la mer, chaque jour sur la plage
Je m'en vais patauger comme fait un gamin
Mais comment, au delà du plaisir de la nage,
Derrière le miroir retrouver mon chemin ?
J'appelle un souvenir plus bleu dans l'eau profonde
Qui me rende à nouveau poisson sur le tombant
Et me perde aux replis étranges de ce monde
Secret que l'on ne peut connaître qu'en plongeant.
Je cherche un souvenir précis qui me ramène
Auprès des habitants colorés du surplomb
La gorgone et le sar, l'éponge et la murène
Enfants silencieux de l'océan fécond.
Je rêve de planer à nouveau sous mes bulles
En ajustant mon poids à l'air de mon gilet
Montant ou descendant comme les funambules
Sans aucun mouvement, sans corde et sans filet.
Je rêve d'éclairer du faisceau de ma lampe
Le plafond de la grotte où fleurit le corail
Ou de guetter entre les algues l'hippocampe,
Avide de saisir jusqu'au moindre détail.
Mais, au désert du temps pèlerin sans bagage
Le passé m'apparaît pâli et délavé
Et dans le brouillard gris je cherche en vain l'image
Du paradis perdu dont les ans m'ont privé.
9 commentaires
Nathalie · le dimanche 2 août 2009 à 09:29
Pierre29 · le dimanche 2 août 2009 à 09:31
alto · le dimanche 2 août 2009 à 10:32
Michel (Signes de Vie) · le dimanche 2 août 2009 à 10:47
Vincent · le dimanche 2 août 2009 à 10:58
Ivydall · le dimanche 2 août 2009 à 14:23
cathy zazen13 · le dimanche 2 août 2009 à 21:04
Ile déserte (serge) · le mercredi 5 août 2009 à 18:44
Ile déserte (serge) · le mercredi 5 août 2009 à 18:48
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