La belle
J’veux mourir de ma belle mort
Suite à une longue... vie
Sans qu’un type fass’ le rapport
De ma dernière maladie.
J’veux partir dans l’insouciance
Sans savoir ce qui m’emporte
Sauf si c’est, dans l’ambulance,
Les bras tremblants d’une belle gosse.
J’veux mourir avec ma gueule
Sans injections, sans vernis,
En plus y faudrait faire jeune..
Franch’ment une bière ça m’suffit !
Si c’est grâce à une balle
D’un de nos marchands d’ canon
Et qu’il veuille payer la dalle
J’interdis qu’on mette mon nom…
Mais si jamais je me plante
Dans un bus des Pyrénées
J’veux pas d’la chapelle ardente
De l’église d’à côté…
J’veux mourir de ma belle mort
Bêtement.. Comme tout l’monde quoi..
Et sans faire le moindre effort
Pour comprendre quoi qu’ce soit.
Sans qu’on me culpabilise
D’avoir même été un homme,
Sans curé pour faire la liste
Des péchés qu’il me pardonne..
Sans attendre la justice,
Mon passeport, les assurances,
La fin du libéralisme
Ou la baisse du prix d’l’essence..
Je préfère me faire la belle
C’est bien plus encourageant..
Pas besoin de cent pucelles
De Sainte vierge ou de Satan,
Juste une chanson d’Amélie
Le regard de la passante
Qui souriait sous la pluie
Dans la rue de mon enfance.
Suite à une longue... vie
Sans qu’un type fass’ le rapport
De ma dernière maladie.
J’veux partir dans l’insouciance
Sans savoir ce qui m’emporte
Sauf si c’est, dans l’ambulance,
Les bras tremblants d’une belle gosse.
J’veux mourir avec ma gueule
Sans injections, sans vernis,
En plus y faudrait faire jeune..
Franch’ment une bière ça m’suffit !
Si c’est grâce à une balle
D’un de nos marchands d’ canon
Et qu’il veuille payer la dalle
J’interdis qu’on mette mon nom…
Mais si jamais je me plante
Dans un bus des Pyrénées
J’veux pas d’la chapelle ardente
De l’église d’à côté…
J’veux mourir de ma belle mort
Bêtement.. Comme tout l’monde quoi..
Et sans faire le moindre effort
Pour comprendre quoi qu’ce soit.
Sans qu’on me culpabilise
D’avoir même été un homme,
Sans curé pour faire la liste
Des péchés qu’il me pardonne..
Sans attendre la justice,
Mon passeport, les assurances,
La fin du libéralisme
Ou la baisse du prix d’l’essence..
Je préfère me faire la belle
C’est bien plus encourageant..
Pas besoin de cent pucelles
De Sainte vierge ou de Satan,
Juste une chanson d’Amélie
Le regard de la passante
Qui souriait sous la pluie
Dans la rue de mon enfance.
1 commentaire
mysty · le lundi 20 juillet 2020 à 17:35
Que de joli mots, pour une fin que tu voudrai surement pas tout de suite,, mais il est vrai, que partir sans , s'en rendre compte, c'est le plus simple, en tous les cas merci pour ce poème j'ai aimé la lecture,
bonne fin d'après midi amitiés poétique Mysty
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