Fête automnale en sous-bois
La brume s'effiloche dans la hêtraie
Un pâle soleil darde ses derniers rayons
Saupoudrant d'argent les toiles d'araignées
Le marchand de couleurs passe sur les frondaisons
Le petit peuple caché des champignons
Dans le sous-bois forme farandole
Tapis de mousse et vieux troncs
Sont tavernes pour les frêles campagnols
Dans ce théâtre sylvestre, au crépuscule
Commence le bal des discrets lutins
Célébrant l'automne les convives minuscules
Arrivent en chars à grenouilles ou dos de lapins
Sous des vers luisants en guise de lampions
Ils festoient de pains de châtaignes
De carottes sauvages, et arrosent de jus d'oignons
Leur met préféré le rôti de musaraigne
Ils s'enivrent de nectar de framboise et d'airelle
Qu'ils boivent dans des demi-noisettes
S'attablent à des chanterelles
Et content fleurette aux lutines coquettes
Tel le bruissement des feuilles leur musique
Ressemble au vent d'automne dans les houx
En brindilles et coques de noix leurs luths magiques
Charment les écureuils et les hiboux
A l'aube naissante le monde enchanté
Des farfadets se dispersent étrangement
Regagnant leurs petits palais des futaies
Ils repartent à dos d'engoulevent
Si vous ne croyez pas cette histoire
Demandez donc aux chevreuils, aux belettes
Rendez vous dans les bois en octobre un soir
Votre imagination surprendra les lutins en fête
Un pâle soleil darde ses derniers rayons
Saupoudrant d'argent les toiles d'araignées
Le marchand de couleurs passe sur les frondaisons
Le petit peuple caché des champignons
Dans le sous-bois forme farandole
Tapis de mousse et vieux troncs
Sont tavernes pour les frêles campagnols
Dans ce théâtre sylvestre, au crépuscule
Commence le bal des discrets lutins
Célébrant l'automne les convives minuscules
Arrivent en chars à grenouilles ou dos de lapins
Sous des vers luisants en guise de lampions
Ils festoient de pains de châtaignes
De carottes sauvages, et arrosent de jus d'oignons
Leur met préféré le rôti de musaraigne
Ils s'enivrent de nectar de framboise et d'airelle
Qu'ils boivent dans des demi-noisettes
S'attablent à des chanterelles
Et content fleurette aux lutines coquettes
Tel le bruissement des feuilles leur musique
Ressemble au vent d'automne dans les houx
En brindilles et coques de noix leurs luths magiques
Charment les écureuils et les hiboux
A l'aube naissante le monde enchanté
Des farfadets se dispersent étrangement
Regagnant leurs petits palais des futaies
Ils repartent à dos d'engoulevent
Si vous ne croyez pas cette histoire
Demandez donc aux chevreuils, aux belettes
Rendez vous dans les bois en octobre un soir
Votre imagination surprendra les lutins en fête
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3 commentaires
marylou02 (missy) · le samedi 1 octobre 2005 à 23:03
beatrice (poids plumes) · le dimanche 2 octobre 2005 à 14:16
Panopa · le lundi 3 octobre 2005 à 13:38
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