Le printemps...
Le printemps.
La rose, matinale comme à son habitude, éclot ce jour là, se détachant, rouge vif, de la neige épaisse, blanche et immaculée... une goutte de sang sur l'immensité blanche, n'était-ce beau ? ... La rosée venait déjà titiller sa peau fraîche, et d'une parfaite couleur, caresse amicale que le premier matin de printemps venait adresser à une fleur, pour la soigner des dégâts de l'hiver, qui avait pourtant modéré sa cour, qu'elle avait adressée à la rose tout au long de sa journée si froide... quelle magie, et quelle beauté!
Rayons... timides rayons... ils venaient tout doucement percer au loin, frôlant l'horizon de leur inconstante chaleur, gage de l'amour qu'ils avaient pour la rose, et de la lumière dont elle avait besoin pour vivre... heureux ils se mêlaient en cette trêve hivernale qui ne faisait que commencer...
Les papillons voletaient, doux, lents, mais gracieux autour des amoureux si longtemps restés transis par l'hiver, et qui maintenant, s'enlaçaient de leur inexistantes mains...
Le soleil était heureux, et de sa jaune majesté, épandait à sa terre ses rayons, flèches nacrées, tirées par Cupidon en personne, pour réveiller la vie en ces lieux si blancs... et la terre, réchauffée, dégelée par ces rayons, se mettait à respirer, soulevant de ses entrailles une multitude de gouttelettes, qui avaient hiberné en cette terre, et l'avaient imbibé d'une fraîcheur humide... et maintenant, le soleil les chassait... le printemps était là, et les deux vieux amis se retrouvaient... ils s'échangèrent ainsi leur vœux, d'une courtoisie innée, et se parlèrent... ils se parlèrent de tout et de rien, du beau temps et du mauvais, et ces paroles égayaient à nouveau leur âme, venant d'être découverte de la dure glace qui les encombrait.
Bientôt, les premiers animaux vinrent accueillir comme il se devait le Roi printemps... les mésanges et les rouges gorges, chœurs gracieux, entonnaient, et emplissaient l'air, enfin vide de souffles, de leur mélodie angélique. Un nuage de colombes suivait, se détachant du ciel bleu, volant en couples, en groupes, d'amis et d'amoureux, laissant choir sur la neige ramollie, leurs plumes blanches, qui s'y mêlaient, tapis rouge à sa façon, de ce printemps victorieux... son retour résonna dans la vallée, attroupant cerfs, sanglier, oies, ours, et bien d'autres animaux des alentours, afin de se rassembler, et fêter ensemble la succession du printemps à l'hiver... ils festoyèrent une journée, et quand ils furent lassés, ils rentrèrent, chacun de leur côté, car ils avaient du temps à rattraper sur l'hiver...
Ému, le ciel rosit, et le soleil, fidèle compagnon du régnant, commença à disparaître, heureux de la gloire qu'il avait glané en cette journée, fidèle tacticien de son maître et digne Roi...
Ils furent les premiers à admirer le premier coucher de soleil de ce printemps... ils étaient deux, un homme et une femme, joints par l'amour, et réunis en ces lieux par ce fieffé coquin, qui prenait un malin plaisir à détourner leur destin... mais n'étais-ce pas mieux ainsi ?
Ce printemps allait être le leur...
Delacroix Praetor
La rose, matinale comme à son habitude, éclot ce jour là, se détachant, rouge vif, de la neige épaisse, blanche et immaculée... une goutte de sang sur l'immensité blanche, n'était-ce beau ? ... La rosée venait déjà titiller sa peau fraîche, et d'une parfaite couleur, caresse amicale que le premier matin de printemps venait adresser à une fleur, pour la soigner des dégâts de l'hiver, qui avait pourtant modéré sa cour, qu'elle avait adressée à la rose tout au long de sa journée si froide... quelle magie, et quelle beauté!
Rayons... timides rayons... ils venaient tout doucement percer au loin, frôlant l'horizon de leur inconstante chaleur, gage de l'amour qu'ils avaient pour la rose, et de la lumière dont elle avait besoin pour vivre... heureux ils se mêlaient en cette trêve hivernale qui ne faisait que commencer...
Les papillons voletaient, doux, lents, mais gracieux autour des amoureux si longtemps restés transis par l'hiver, et qui maintenant, s'enlaçaient de leur inexistantes mains...
Le soleil était heureux, et de sa jaune majesté, épandait à sa terre ses rayons, flèches nacrées, tirées par Cupidon en personne, pour réveiller la vie en ces lieux si blancs... et la terre, réchauffée, dégelée par ces rayons, se mettait à respirer, soulevant de ses entrailles une multitude de gouttelettes, qui avaient hiberné en cette terre, et l'avaient imbibé d'une fraîcheur humide... et maintenant, le soleil les chassait... le printemps était là, et les deux vieux amis se retrouvaient... ils s'échangèrent ainsi leur vœux, d'une courtoisie innée, et se parlèrent... ils se parlèrent de tout et de rien, du beau temps et du mauvais, et ces paroles égayaient à nouveau leur âme, venant d'être découverte de la dure glace qui les encombrait.
Bientôt, les premiers animaux vinrent accueillir comme il se devait le Roi printemps... les mésanges et les rouges gorges, chœurs gracieux, entonnaient, et emplissaient l'air, enfin vide de souffles, de leur mélodie angélique. Un nuage de colombes suivait, se détachant du ciel bleu, volant en couples, en groupes, d'amis et d'amoureux, laissant choir sur la neige ramollie, leurs plumes blanches, qui s'y mêlaient, tapis rouge à sa façon, de ce printemps victorieux... son retour résonna dans la vallée, attroupant cerfs, sanglier, oies, ours, et bien d'autres animaux des alentours, afin de se rassembler, et fêter ensemble la succession du printemps à l'hiver... ils festoyèrent une journée, et quand ils furent lassés, ils rentrèrent, chacun de leur côté, car ils avaient du temps à rattraper sur l'hiver...
Ému, le ciel rosit, et le soleil, fidèle compagnon du régnant, commença à disparaître, heureux de la gloire qu'il avait glané en cette journée, fidèle tacticien de son maître et digne Roi...
Ils furent les premiers à admirer le premier coucher de soleil de ce printemps... ils étaient deux, un homme et une femme, joints par l'amour, et réunis en ces lieux par ce fieffé coquin, qui prenait un malin plaisir à détourner leur destin... mais n'étais-ce pas mieux ainsi ?
Ce printemps allait être le leur...
Delacroix Praetor
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1 commentaire
Michael Corvinus · le mardi 21 juin 2011 à 07:41
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