L'adolescente
L’adolescente
Des perles de rage descendent sur ta joue,
Les cheveux en bataille, le regard menaçant,
Tu foudroies l’assaillant de tes yeux bleus d’enfant,
Ta bouche révulsée vomit un venin fou.
L’acier de ton corps frêle se tend quand tu chancèles,
Il bondit sur sa proie, le gamin qui a cru
Pouvoir un seul instant te recueillir perdue,
Te mettre sur les rails de la vie, toi ma belle.
Tu donnes que des coups, tu te ris de nos craintes,
Tu pousses aux éclats la voix que t’as brisée
Et devant les adultes tu gueules effrontée
Ecrasant de tes mains la plus timide plainte.
Tu redresses la tête et nargues le passant,
Ne veux plus de ta mère, la laisses à ses pleurs,
Quand tu tapes du pied c’est pour vaincre ta peur
Qui parfois envahit ton petit cœur d’enfant.
L’enfance, tu la quittes, tu veux paraître grande,
Mais ton ressentiment trop fort pour comprendre
Te mène sur des voies, des chemins empierrés
Où tes pieds trop fragiles vont souffrir et saigner.
Il faudra que le temps arrache les épines
De ta tige rebelle, belle rose aux yeux clairs,
Alors, il faudra bien courber ton échine
Pour éviter un peu de déchirer ta chair.
Des perles de rage descendent sur ta joue,
Les cheveux en bataille, le regard menaçant,
Tu foudroies l’assaillant de tes yeux bleus d’enfant,
Ta bouche révulsée vomit un venin fou.
L’acier de ton corps frêle se tend quand tu chancèles,
Il bondit sur sa proie, le gamin qui a cru
Pouvoir un seul instant te recueillir perdue,
Te mettre sur les rails de la vie, toi ma belle.
Tu donnes que des coups, tu te ris de nos craintes,
Tu pousses aux éclats la voix que t’as brisée
Et devant les adultes tu gueules effrontée
Ecrasant de tes mains la plus timide plainte.
Tu redresses la tête et nargues le passant,
Ne veux plus de ta mère, la laisses à ses pleurs,
Quand tu tapes du pied c’est pour vaincre ta peur
Qui parfois envahit ton petit cœur d’enfant.
L’enfance, tu la quittes, tu veux paraître grande,
Mais ton ressentiment trop fort pour comprendre
Te mène sur des voies, des chemins empierrés
Où tes pieds trop fragiles vont souffrir et saigner.
Il faudra que le temps arrache les épines
De ta tige rebelle, belle rose aux yeux clairs,
Alors, il faudra bien courber ton échine
Pour éviter un peu de déchirer ta chair.
Note : 10/10
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6 commentaires
mariedo · le jeudi 25 janvier 2007 à 14:29
Michel (Signes de Vie) · le jeudi 25 janvier 2007 à 14:34
ct570 · le jeudi 25 janvier 2007 à 16:20
Emile · le jeudi 25 janvier 2007 à 21:02
Marie (Battementd'elle) · le vendredi 26 janvier 2007 à 15:52
Naej · le dimanche 28 janvier 2007 à 19:54
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