Poison d'exil

De peines en peines, le venin s’injecte au plus profond de nous. De déceptions en déceptions, ce poison invisible amenuise nos liens sociaux, nous affectant davantage à l’autel de l’exil. Se répéter sans cesse « moi » et « les autres » pour éviter d’avoir à dire « nous ».
Que pouvons-nous souhaiter voir lorsque la haine et la rancœur sont plus fortes que l’amour et la tolérance ?
Que pouvons-nous espérer vivre lorsque nos attraits sont sans cesse trainés dans les orties ?
Que pouvons-nous y faire ? Semblant de se montrer ouvert ? Inutile d’avoir Dieu sous sa peau lorsque le Diable nous ronge les os… L’édifice ne peut s’ériger sans fondations. Ainsi nous voici fissuré de cicatrices béantes dont les sutures tentent de dissimuler en vain nos tortures de silence.
A la dérive, notre naufrageuse sympathie sombre tel un navire échoué sur les cotes de la solitude. Tel le nouveau monde, ce froid refuge nous semble pur, immaculé… Il nous tend les bras comme une amie, et nous attache comme une amante.
La dévorante réalité muant en futiles cauchemars, et nos illusions les plus empruntées évoluant vers le réel, notre nouvelle existence : Un univers artificiel façonné de peurs où la lâcheté nous inculque son lyrisme tel un pays son hymne :
“I open the road, i close the door, but I’m sick of life, i was the door”
Non je n’ouvrirai pas la porte, ici je me sens aimé, ici je me sens protégé, ici je suis peut-être seul à porter ma croix, mais ici je suis mon propre roi.
S.R
Que pouvons-nous souhaiter voir lorsque la haine et la rancœur sont plus fortes que l’amour et la tolérance ?
Que pouvons-nous espérer vivre lorsque nos attraits sont sans cesse trainés dans les orties ?
Que pouvons-nous y faire ? Semblant de se montrer ouvert ? Inutile d’avoir Dieu sous sa peau lorsque le Diable nous ronge les os… L’édifice ne peut s’ériger sans fondations. Ainsi nous voici fissuré de cicatrices béantes dont les sutures tentent de dissimuler en vain nos tortures de silence.
A la dérive, notre naufrageuse sympathie sombre tel un navire échoué sur les cotes de la solitude. Tel le nouveau monde, ce froid refuge nous semble pur, immaculé… Il nous tend les bras comme une amie, et nous attache comme une amante.
La dévorante réalité muant en futiles cauchemars, et nos illusions les plus empruntées évoluant vers le réel, notre nouvelle existence : Un univers artificiel façonné de peurs où la lâcheté nous inculque son lyrisme tel un pays son hymne :
“I open the road, i close the door, but I’m sick of life, i was the door”
Non je n’ouvrirai pas la porte, ici je me sens aimé, ici je me sens protégé, ici je suis peut-être seul à porter ma croix, mais ici je suis mon propre roi.
S.R
4 commentaires
Loïc (administrateur) · le samedi 4 juin 2011 à 15:24
Comme pas mal de choses ont changé depuis ton dernier post, tu peux si tu veux consulter le compte d'administration " http://www.mespoemes.net/avisdesmembres ", créé en Mai 2010, qui regroupe des communiqués sans doute intéressants.
Bonne continuation !
emrosyl · le samedi 4 juin 2011 à 20:18
http://www.mespoemes.net/emrosyl
domidom · le samedi 4 juin 2011 à 22:08
Moi, je ne connais ni la haine, ni la rancoeur, j'ai connu à une certaine période de ma vie, puis j'ai connu l'Amour, et depuis ce jour mon coeur s'est débarrassé de toutes ses ombres qui empestaient ma vie, j'ai ouvert les yeux, j'ai appris le pardon et la tolérance....
Beau texte...
Amicalement...
Domie...
emrosyl · le lundi 6 juin 2011 à 18:09
Ce texte avait un sujet imposé : " Schyzoïd", voilà pour son histoire, j'ai décidé d'écrire cela avec un œil neutre, pour tenter d'étudier ce qui rend et complait le replis sur soi...
Merci à toi
http://www.mespoemes.net/emrosyl
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