Cet ordinaire assassin -
J’aime ta chair froide à jamais étendue
Et cette nuque roide où l’émotion n’est plus
Je m’assure le cul sur ton blanc carrelage
Que le souffle s’est tu, si près de ton visage
Là, machinalement, la main sur tes cheveux
Je remets ces mèches égarées et perdues
Inhalant tes parfums que je ne sentais plus
Effleurant ta peau sèche en guise d’aveux
Pour l’absence des mots en ce temps révolu
Qui devint, l’échange d’un regard, parfois deux.
J’avais ôté tu sais, puisque dehors il pleut,
Mes chausses dans l’entrée quand je suis revenu
J’ai acheté le pain, puis vu ce vase bleu
Brisé, près de ta main si frêle et si menue
Comme ces quelques fleurs lâchées à l’impromptu
Lorsque je vis ton corps, ce départ sans adieux…
25 août 2010.
Louis.
Et cette nuque roide où l’émotion n’est plus
Je m’assure le cul sur ton blanc carrelage
Que le souffle s’est tu, si près de ton visage
Là, machinalement, la main sur tes cheveux
Je remets ces mèches égarées et perdues
Inhalant tes parfums que je ne sentais plus
Effleurant ta peau sèche en guise d’aveux
Pour l’absence des mots en ce temps révolu
Qui devint, l’échange d’un regard, parfois deux.
J’avais ôté tu sais, puisque dehors il pleut,
Mes chausses dans l’entrée quand je suis revenu
J’ai acheté le pain, puis vu ce vase bleu
Brisé, près de ta main si frêle et si menue
Comme ces quelques fleurs lâchées à l’impromptu
Lorsque je vis ton corps, ce départ sans adieux…
25 août 2010.
Louis.
3 commentaires
Loïc · le jeudi 26 août 2010 à 17:29
Différent de tes poèmes habituels, original : on imagine cependant que l'homme rentrant chez lui pour découvrir le cadavre de la femme n'est qu'une métaphore pour autre chose.
Amitiés
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http://www.mespoemes.net/cellox
Louis Engival · le jeudi 26 août 2010 à 18:22
Peut-être faut-il y voir les différentes formes de "mort"s qui surviennent avec le temps... au delà de la séparation physique...
Quant au mot "Cul", je ne le pense pas grossier, ordinaire tout au plus.
Si tu as lu mes textes, tu devrais deviner que s'il entre ici pour la première fois dans mon vocabulaire, c'est que son usage n'est pas innocent.
Ne serait-ce qu'une virgule, je ne dépose jamais rien par hasard et en assume le moindre contenu aussi terre à terre et penché que ce puisse être.
Ah si, j'ai, je pense un texte encore plus sordide et trivial mais peut-être moins vulgaire (au sens sermo uulgaris) "Le rire de Dieu"... sur ce même site.
Bien à toi, louis.
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http://www.mespoemes.net/engival
Loïc · le vendredi 27 août 2010 à 03:49
Amitiés
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