OMBRES DEFUNTES


ombres défuntes
et les ombres écoutaient le pas furtif d'un sanglot
les retards, apostrophes de tes absences
les mensonges qui se dispersaient, pervers maux
et moi qui persistais dans mon amour démence!
les ombres s'éloignaient, lassées désemparées
viendras-tu ce soir troubler ma quitude charnelle?
je me vêtirais de désir et d'impudence éhontés
mirage que cette passion qui m'interpelle!
les ombres m'adressaient des condoléances voilées
ma douleur abstinence du péché,
se tasse, pauvre saturnale au corps éffarouché
la porte s'est verouillée sur les matins desespérés
amour dont la raison est d'aimer
mais la raison résiste-elle à l'absolu?
la déraison est l'arbitre des passions
une passion sans folie est une tragédie
RAYMONDE VERNEY
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3 commentaires
Panopa · le vendredi 25 février 2005 à 12:26
verney raymonde · le samedi 26 février 2005 à 19:38
Marie · le dimanche 20 mars 2005 à 10:33
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