Courroux De Zeus Meurt En Terre.

Je croyais qu'en rimant je touchais les vivants,
Mais ils n'écoutent pas, du fond de leurs divans,
Le refrain mélodieux de la vague éternelle
Etouffé par un vent d'inattention cruelle.
Alors je chante aux morts qui gardent souvenir
De l'amour non trahi par un vain devenir.
Sous la terre ils murmurent les doux noms oubliés
De fratries et de lieux par un sceau d'or liés.
Le faible reflet bleu, depuis un fond de ciel,
Donnait à espérer l'ambroisie et le miel ;
Le culte de l'espoir a permis à beaucoup
De réaliser là un de leurs plus beaux coups.
Sortilège du temps, l'espace imaginaire
Comble la certitude et la passion binaire
Du bipède transi par sa croyance dure :
A la droite du dieu ira son âme pure.
Je ne les entends plus nos cris apitoyés !
L'eau monte et très bientôt ils finiront noyés
Dans un océan vert comme l'est notre peur
De la vie à la mort, malgré nos rires trompeurs.
Qui donc doit se soucier de tous ces petits maux,
Ceux que nous encensons et trouvons si normaux,
Mais qui n'empêchent pas, par orgueil et envie,
Notre persévérance à détruire la vie.
La terre cimetière est à l'aube du jour
Où un simple étranger, lors d'un fortuit séjour,
Lira cette épitaphe, accent d'éternité :
»Ci-gisent les Humains, morts d'immaturité. »
Le silence de l'or à midi resplendit
Dans une symphonie à rayons d'incendie
Et je sens sur mon cœur la candide caresse
De Gaïa la splendide et câline déesse.
Coup de foudre est l'amour qui fond en son creuset
Diamant clair sans faux jour et esprit apaisé.
Tempête déchaînée apeure les nuées
Pour que brillent les lacs, ombres atténuées.
Touche ce feu ardent, mais qui ne brûle pas,
Et joins ce menuet, de naissance à trépas.
Laisse le cavalier te guider, fier amant,
Sous la voûte drapée, étoile, firmament.
Erehwon
Mais ils n'écoutent pas, du fond de leurs divans,
Le refrain mélodieux de la vague éternelle
Etouffé par un vent d'inattention cruelle.
Alors je chante aux morts qui gardent souvenir
De l'amour non trahi par un vain devenir.
Sous la terre ils murmurent les doux noms oubliés
De fratries et de lieux par un sceau d'or liés.
Le faible reflet bleu, depuis un fond de ciel,
Donnait à espérer l'ambroisie et le miel ;
Le culte de l'espoir a permis à beaucoup
De réaliser là un de leurs plus beaux coups.
Sortilège du temps, l'espace imaginaire
Comble la certitude et la passion binaire
Du bipède transi par sa croyance dure :
A la droite du dieu ira son âme pure.
Je ne les entends plus nos cris apitoyés !
L'eau monte et très bientôt ils finiront noyés
Dans un océan vert comme l'est notre peur
De la vie à la mort, malgré nos rires trompeurs.
Qui donc doit se soucier de tous ces petits maux,
Ceux que nous encensons et trouvons si normaux,
Mais qui n'empêchent pas, par orgueil et envie,
Notre persévérance à détruire la vie.
La terre cimetière est à l'aube du jour
Où un simple étranger, lors d'un fortuit séjour,
Lira cette épitaphe, accent d'éternité :
»Ci-gisent les Humains, morts d'immaturité. »
Le silence de l'or à midi resplendit
Dans une symphonie à rayons d'incendie
Et je sens sur mon cœur la candide caresse
De Gaïa la splendide et câline déesse.
Coup de foudre est l'amour qui fond en son creuset
Diamant clair sans faux jour et esprit apaisé.
Tempête déchaînée apeure les nuées
Pour que brillent les lacs, ombres atténuées.
Touche ce feu ardent, mais qui ne brûle pas,
Et joins ce menuet, de naissance à trépas.
Laisse le cavalier te guider, fier amant,
Sous la voûte drapée, étoile, firmament.
Erehwon
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7 commentaires
domidom · le jeudi 22 septembre 2011 à 11:13
Il y a dans des vers extraordinaires, des vers qui vous font frissonner, entre autre, cette épitaphe , c'est vraiment le reflet de l'humanité...
A te lire ...
Amitiés....Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
erehwon · le jeudi 22 septembre 2011 à 16:05
C'est en ayant à l'esprit l'image de Jésus chassant les marchands du Temple que j'ai écrit cette poésie.
Le frisson ne dois pas être ressenti comme désagréable, mais plutôt comme un amour infini.
Être devant "Dieu" peut se pratiquer de son vivant, sans religion, ni culte, ni croyances particulières....l'Homme a été fait
"à l'image de Dieu" non pour être un simple reflet mais pour étayer et glorifier sa grandeur...et donc se trouve avec le pouvoir d'être son propre maître( en harmonie avec la Création), avec des choix (intelligence) responsables.....
Lorsque je dis simplement: "soleil"
tellement d'humains, conditionnés,
"choisissent" d'y ressentir brûlure,
occultant ainsi la beauté, la liberté et la simple vérité du soleil.
Merci beaucoup de ton appréciation.
A bientôt.
Amitié, Robert.
imparfaitlibre · le jeudi 22 septembre 2011 à 22:07
L'égoïsme et l'individualisme sur cette terre sont devenues les lettres de noblesse de la race humaine qui se plait à détruire ce que d'autres ont mis longtemps à construire...
Dieu créa la terre pour un être qui la massacre.
Un beau poéme.
amitiés sincères Erehwon
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre
erehwon · le samedi 24 septembre 2011 à 06:14
http://www.mespoemes.net/erehwon
Ah! Cher Imparfaitlibre, c'est à se demander si c'est un choix délibéré
(car conditionné) ou tout simplement une...pathologie!
"personne n'écoute personne" car
tout le monde est empli de son propre bruit...conscience, prière ou
méditation sont sensées aider au silence..mais ne restent que des outils...le Verbe est oeuvre et don de Dieu, il reste à l'humain à faire le Geste....
Merci de ton appréciation.
Belle journée soleil!
Amicalement.
Agrippa ( Thierry Demercastel ) · le dimanche 29 décembre 2013 à 13:54
erehwon · le dimanche 29 décembre 2013 à 14:07
http://www.mespoemes.net/erehwon
Merci a vous Thierry de votre interet et de votre appreciation..
Le monde est petit, celui de la poesie est infini...
Soleil amical
Robert
rivaudais · le jeudi 2 janvier 2014 à 02:08
http://www.mespoemes.net/rivaudais
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