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Avoir tant oublié

L'être que nous étions...

Le vendredi 31 août 2012 à 15:07, posté par fanch · 399 lectures

Porté par le silence, aux instants solitaires
De journées infinies où il va s'étiolant
Empêché par l'ennui et ses rituels austères,
L'être que nous étions se meurt d'être un enfant.

A se vouloir empreint d'une idée d'avenir
Pour s'enfuir du réel, de ses désirs mouvants
Sans savoir pour autant comment s'appartenir,
L'être que nous étions se meurt d'avoir vingt ans.

En se plaisant de vivre au gré de l'ordinaire
Et de rêver d'Histoire ou de destin si grand
Qu'il demeure captif de son imaginaire,
L'être que nous étions se meurt de l'air du temps.

Ignorant des mystères et possibles d'une âme
Qui sauraient attiser son esprit vieillissant
Et retirer du cœur meurtrissures et squames
Sans que l'on ait besoin de prier en chantant,

L'être que nous serons se meurt dés à présent…
Note : 9/10 (1 vote) · connectez-vous pour noter

2 commentaires

DIDOU · le samedi 1 septembre 2012 à 06:19

BONJOUR je suis bouche bée, l'écriture et légère et profonde à la fois, c'est magnifique à lire, on se sent porter par cet etre que nous étions... MERCI pour ne faire partager ce poème fort et féroce mais aussi ou la douceur à toute sa place...
amitié didou

José · le samedi 1 septembre 2012 à 08:55

De très jolis vers empreints de mélancolie et d'impuissance face à un amour qui ne souffre plus ses habitudes.
Amitiés.

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