La Montagne d'Azrou.
J’aime cette montagne au flanc raide escarpé ;
J’aime ses chênes verts, ses cèdres et leur ombre,
Ses sentiers tortueux, ses magots en grand nombre,
Ses genévriers qui, au feu ont échappé.
Oui ! Quiconque aimerait grimper et regrimper
Pour, d’en haut, admirer le Rocher raide et sombre,
La plaine aux vergers verts que, de loin, on dénombre
Et Azrou, fier, tranquille, à son flanc agrippé.
Hélas ! Encore hélas ! Au fond de sa futaie
Languit l’arbre ancestral, ne survit que l’ivraie,
Le tronc geint sous la hache et, seul, l’oiseau gémit.
Voilà que tout s’en va, tout se change en poussière –
Désolant paysage, effrayante lisière - ;
Dans ta poitrine, Atlas, un cœur triste frémit.
Juin 2015. Azrou, Moyen Atlas, Maroc..
J’aime ses chênes verts, ses cèdres et leur ombre,
Ses sentiers tortueux, ses magots en grand nombre,
Ses genévriers qui, au feu ont échappé.
Oui ! Quiconque aimerait grimper et regrimper
Pour, d’en haut, admirer le Rocher raide et sombre,
La plaine aux vergers verts que, de loin, on dénombre
Et Azrou, fier, tranquille, à son flanc agrippé.
Hélas ! Encore hélas ! Au fond de sa futaie
Languit l’arbre ancestral, ne survit que l’ivraie,
Le tronc geint sous la hache et, seul, l’oiseau gémit.
Voilà que tout s’en va, tout se change en poussière –
Désolant paysage, effrayante lisière - ;
Dans ta poitrine, Atlas, un cœur triste frémit.
Juin 2015. Azrou, Moyen Atlas, Maroc..
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5 commentaires
Micheline 1940 · le jeudi 29 juin 2017 à 03:30
Bien amicalement,
Micheline.
Omar · le jeudi 29 juin 2017 à 13:22
Oui , Micheline , il y a toujours des cerises à Azrou aussi bien le long de la route vers Ifrane que dans la région de Aïn Leuh, si vous connaissez. La région est toujours sib elle; mais ce qui désolant c'est l'exploitation anarchique de la forêt (cèdres et chênes) et l'envahissement du béton dans la plaine avec bien sûr la disparition des vergers.
Aussi, je vous remercie pour l'attention que vous portez à mes essais et vous fais toutes mes amitiés. Sachez aussi que je suis très fier de la connaissance que vous avez de mon pays. Bien à vous.
Micheline 1940 · le vendredi 30 juin 2017 à 17:39
Bien amicalement, et bonne fin d'après-midi !
Micheline.
Philip (Jardin de Lune) · le jeudi 6 juillet 2017 à 13:19
J'ai choisi, pour commencer, ce poème pas tout à fait au hasard puisqu'il évoque une région tout près de l'Algérie voisine et pas si loin de Meknès.
Souvenir de ces montagnes, parfois âpres, que tu décris. Pour le lectueur qui ne connait pas les lieux, ta poésie donne une idée de la beauté des lieux.
A travers tes mots on comprend que cette partie de l'Atlas sait être différemment majestueuse, et le poète que tu es y trouve une compagnie qui se fond avec le frémissement de ce coeur triste du dernier ver.
Ici, point d'exotisme. Point de rumeurs, Essaouira est bien loin et les murmures sont discrets. Oui, des forêts de cèdres, et du silence qui les entoure.
Une belle première découverte de ta poésie mon ami. Au plaisir de te lire de nouveau. Salam. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
Omar · le jeudi 6 juillet 2017 à 19:49
Une agréable visite qui m'honore. Je suis aussi très heureux de rencontrer sur ce beau site, encore quelqu'un qui connaît mon pays et comprendrait don encore mieux mon ressenti et donc un grand plaisir que tu aies choisi ce poème pour une première lecture. Je ne peux qu'en être fier.
Salam, bien à toi et au plaisir , aussi de lire tes appréciations.
Merci.
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