Une mère dans sa misère.
Dans ses haillons de crasse alourdis,
Elle déambulait dans cette ruelle étroite ;
Une ruelle encombrée est sale.
Ses jambes flageolaient dans sa vieille djellaba sur ses talons tombante.
Elle se trainait, elle se trainait, et avec elle, trainaient ses loques.
La faim et la soif ravageaient ses entrailles,
Son visage de larmes et de chagrin raviné et de soleil brûlé.
Ma foi, me disais-je, serait-ce une octogénaire ?
Sa main droite tremblait de la peine d’être tendue
Et la main gauche retenait le petit enfant au regard absent,
Aux pieds nus et déjà fissurés,
Au visage si rêche de n’avoir jamais connu le savon.
À peine audible, sa voix murmurait des prières
Pour quémander quelques sous ; ah, quelle fortune !
Elle murmurait : « Mon petit a faim, aidez-nous pour l’amour de dieu.
Pour l’amour de dieu… »
Mais les passants passaient, repassaient sans la voir.
Et l’amour de dieu n’y faisait rien,
Les regards détachés blessaient même ces murs délabrés.
La femme, exténuée, est veuve et sans soutien.
L’enfant, souriant malgré son infortune, est orphelin.
Mais, de nos jours, il y a de ces froides indifférences
Qui, en nous, assassinent toute espérance.
Juin 2017
Elle déambulait dans cette ruelle étroite ;
Une ruelle encombrée est sale.
Ses jambes flageolaient dans sa vieille djellaba sur ses talons tombante.
Elle se trainait, elle se trainait, et avec elle, trainaient ses loques.
La faim et la soif ravageaient ses entrailles,
Son visage de larmes et de chagrin raviné et de soleil brûlé.
Ma foi, me disais-je, serait-ce une octogénaire ?
Sa main droite tremblait de la peine d’être tendue
Et la main gauche retenait le petit enfant au regard absent,
Aux pieds nus et déjà fissurés,
Au visage si rêche de n’avoir jamais connu le savon.
À peine audible, sa voix murmurait des prières
Pour quémander quelques sous ; ah, quelle fortune !
Elle murmurait : « Mon petit a faim, aidez-nous pour l’amour de dieu.
Pour l’amour de dieu… »
Mais les passants passaient, repassaient sans la voir.
Et l’amour de dieu n’y faisait rien,
Les regards détachés blessaient même ces murs délabrés.
La femme, exténuée, est veuve et sans soutien.
L’enfant, souriant malgré son infortune, est orphelin.
Mais, de nos jours, il y a de ces froides indifférences
Qui, en nous, assassinent toute espérance.
Juin 2017
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6 commentaires
guillaume · le dimanche 2 juillet 2017 à 01:11
paula · le dimanche 2 juillet 2017 à 08:49
Omar · le dimanche 2 juillet 2017 à 19:22
j'espère que vous passez un bon dimanche malgré la tristesse et les souffrances de ce monde. Merci pour votre passage et pour vos encouragements. Avec toute mon amitié .
Omar · le dimanche 2 juillet 2017 à 19:26
Oui en effet le constat est dur et comme dit Gilbert Bécaud dans sa chanson:
"Laisse-moi te dire et te redire ce que tu sais
Ce qui détruit le monde c'est :
L'indifférence" ....
Merci pour votre lecture. Amicalement Merci.
domidom · le mardi 4 juillet 2017 à 15:58
Je pense Omar que la misère et trop importante, toutes ces femmes qui tendent la main, peut-on donner à toutes, non, ce n'est plus possible, les pauvres ne peuvent pas être insensibles à cette misère, car ils la vivent, ils la connaissent....
J'ai remarqué dans les grands magasins, lorsqu'il y a des religieuses ou, des représentants des restos du cœur, se sont les pauvres qui donnent, et les autres, les riches ou très aisés, les regardent avec une cruelle indifférence...
Comment remédier à tant de misère?
Merci pour ce poème Omar, merci d'être ce que tu es, un homme bon et généreux, tes mots en témoignent...
Amitiés poétiques...Domie
Omar · le mardi 4 juillet 2017 à 17:52
õEn effet il n'y a pas plus affectueux pour un pauvre que quelqu'un qui connaît et vit des difficultés similaires, et ce ne sont pas les richards et faux bourgeois joufflus et à la bedaine saillante ou encore ces opportunistes arrivés qui se baisseront aisément pour faire du bien. Merci Domie pour ton appréciation qui me fait chaud au cœur et je ressens que toi aussi tu dois avoir un cœur généreux.
Bien à toi et toutes mes amitiés
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