La masure dans mon village.
La vieille maison grise en cet endroit de terreGlaise, un toit en terrasse et des murs en pisé,
Avec sa porte basse en cèdre pourridié,
D’hiver en hiver croule et redevient poussière.
Plaint –elle l’époque où son hôte solitaire
Chantait, parlait, agissait en toute liberté ?
Plaint-elle ce temps où tout tombe en vétusté
Et ne dure que le chemin du cimetière ?
Il est parti au loin celui qui, de ses bras,
L’avait aménagée et sans trop d’embarras
Y a longtemps vécu son rêve dans l’ivresse.
Aujourd’hui, son auvent n’arrête ni ce vent
Du nord ni les baisers ardents du soleil ardent
Mais, tombe au sol et ne dégage que tristesse.
Omar Hamzaoui, Novembre 2018
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