LE YING ET LE YANG
Une bagarre acharnée depuis toujours
Oppose en l’Homme dans sa vie de tous les jours
La sobre et profonde éthique
A la coquette et complexe esthétique
Pour savoir qui des deux est le plus important
Je fis de la descendance de Lucie mon cobaye pour un temps
Arpentant les rues de la cité
Je décidai de taire la forme
Pour ne faire valoir que le fond
A la première fille vers qui je fus attiré
Par chimiotactisme positif
Je déclarai crûment mon envie ardent
De faire du tourisme sur son mont de Vénus
Pour toute réponse, j’eus droit au soufflet le plus rageur
Que l’ont ait vu de mémoire d’homme
A mon père mourant sur un lit d’hôpital
Je dis que j’étais prêt à prendre les rênes
Je fus déshérité sans autre forme de procès
Au profit du fils de la voisine
Que je soupçonnais déjà d’être mon demi-frère
Voilà qui clarifiait les choses
Au Pape à qui je reprochai sans détour
Son goût poussé pour la luxure
Et son manque d’intérêt pour la Parole
Je n’eus pour seule réponse qu’une prière
Adressée à l’endroit du Très Haut
Lui implorant de me réserver une place en enfer
Sur ce s’acheva mon expérience
Et la conclusion fut toute trouvée
Telles des rimes embrassées sans êtres éprouvées
L’esthétique doit être une science
Qui enveloppe chaque message
Dont on désire en faire bon usage.
Oppose en l’Homme dans sa vie de tous les jours
La sobre et profonde éthique
A la coquette et complexe esthétique
Pour savoir qui des deux est le plus important
Je fis de la descendance de Lucie mon cobaye pour un temps
Arpentant les rues de la cité
Je décidai de taire la forme
Pour ne faire valoir que le fond
A la première fille vers qui je fus attiré
Par chimiotactisme positif
Je déclarai crûment mon envie ardent
De faire du tourisme sur son mont de Vénus
Pour toute réponse, j’eus droit au soufflet le plus rageur
Que l’ont ait vu de mémoire d’homme
A mon père mourant sur un lit d’hôpital
Je dis que j’étais prêt à prendre les rênes
Je fus déshérité sans autre forme de procès
Au profit du fils de la voisine
Que je soupçonnais déjà d’être mon demi-frère
Voilà qui clarifiait les choses
Au Pape à qui je reprochai sans détour
Son goût poussé pour la luxure
Et son manque d’intérêt pour la Parole
Je n’eus pour seule réponse qu’une prière
Adressée à l’endroit du Très Haut
Lui implorant de me réserver une place en enfer
Sur ce s’acheva mon expérience
Et la conclusion fut toute trouvée
Telles des rimes embrassées sans êtres éprouvées
L’esthétique doit être une science
Qui enveloppe chaque message
Dont on désire en faire bon usage.
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3 commentaires
fokouajeancarlos · le vendredi 14 novembre 2014 à 17:25
Ce que j’ai pu mettre ici comme empreinte singulière est cette rime simple (bancale) que j’arrête à partir de « je décidai de taire la forme » et qui reprend mais sous forme de rimes embrassées (tout aussi bancales) à la dernière strophe. Pour montrer comment la forme doit recouvrir le fond pour le bien de ce dernier.
Bonne journée à tous.
J-C.
Cerise · le vendredi 14 novembre 2014 à 18:37
Merci pour cette belle démonstration.
amitiés
Béatrice
fokouajeancarlos · le vendredi 14 novembre 2014 à 18:57
J-C
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