SE VOILER LA FACE
SE VOILER LA FACE.
Djamila doit rester sage,
Elle traine comme un lourd boulet
L’hymen de son pucelage.
L’islam est son stérilet ;
Son frère, matou Mahomet
Veille sur l’héritage
En reluquant tous les secrets
Convoités dans les corsages.
Il rêve de mettre en cage
Son ainée dans sa burka
Les yeux derrière un grillage,
Nonne dans un couvent de draps.
Mais qu’a donc fait Djamila ?
A –t’elle été trop volage ?
Non elle est fille de casbah,
Vit toujours au moyen âge
Maria la catholique
Est au carcan des religions
Dans les filets liturgiques,
Elle rêve aussi d’évasion,
D’amour, de contraception ;
Mais le pape teutonique
Excommunie le capuchon,
La préférant sidaïque.
Elle rêve, c’est magique
D’un monde bleu d’horizon,
Mais c’est péché satanique
De vouloir vivre sa passion
Sans entraves, sans goupillon.
Maria l’apostolique
Sera calcinée aux tisons
Place de la république.
Ma mie est athée c’est son droit,
On s’aime sans mariage,
On est libre sous notre toit,
Dans nos cœurs aucun hommage
Pour un quelconque dieu étroit.
Notre vie est un mirage
Où le laïc fait sa loi
Sans prison et sans orage.
Djamila doit rester sage,
Elle traine comme un lourd boulet
L’hymen de son pucelage.
L’islam est son stérilet ;
Son frère, matou Mahomet
Veille sur l’héritage
En reluquant tous les secrets
Convoités dans les corsages.
Il rêve de mettre en cage
Son ainée dans sa burka
Les yeux derrière un grillage,
Nonne dans un couvent de draps.
Mais qu’a donc fait Djamila ?
A –t’elle été trop volage ?
Non elle est fille de casbah,
Vit toujours au moyen âge
Maria la catholique
Est au carcan des religions
Dans les filets liturgiques,
Elle rêve aussi d’évasion,
D’amour, de contraception ;
Mais le pape teutonique
Excommunie le capuchon,
La préférant sidaïque.
Elle rêve, c’est magique
D’un monde bleu d’horizon,
Mais c’est péché satanique
De vouloir vivre sa passion
Sans entraves, sans goupillon.
Maria l’apostolique
Sera calcinée aux tisons
Place de la république.
Ma mie est athée c’est son droit,
On s’aime sans mariage,
On est libre sous notre toit,
Dans nos cœurs aucun hommage
Pour un quelconque dieu étroit.
Notre vie est un mirage
Où le laïc fait sa loi
Sans prison et sans orage.
Note : 10/10
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3 commentaires
folitude · le mercredi 23 mai 2012 à 11:38
http://www.mespoemes.net/folitude
C'est un poème qui a fière allure dans un contexte pas évident à mener. Je dis chapeau parceque la synthèse est excellente, non pompeuse, et la construction bien éllaborée. Encore bravo (tu peux voir un de mes textes de la semaine dernière qui s'appelle "frappe trois fois" )
folitude · le mercredi 23 mai 2012 à 11:43
http://www.mespoemes.net/folitude
Je reviens encore... je relis toujours... c'est un chef d'oeuvre... c'est de la justesse et de la précision... juste dans le bon ton.
domidom · le mercredi 23 mai 2012 à 13:48
Une pensée pour ces pauvres femmes qui n'ont aucun droit, pas même celui de rêver au bonheur.....
Très bien écrit....
A bientôt....Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
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