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franek

LE ROUQUIN

Le dimanche 10 juin 2012 à 20:40, posté par FRANEK · 317 lectures

LE ROUQUIN.
Quand il rentrait tous les jeudis
En loques et les yeux rougis,
Il faisait front, seul, sans amis,
Faut savoir ce qu’il a subi.

C’est pas sa faute, au¨ mioche¨,
Si on l’appelait : ¨ le boche¨.

Dans la cour même les filles
Refusaient de jouer aux billes,
Au jeu il servait de quille
Pour lui le soleil ne brille.

C’est pas de sa faute, au ¨mioche¨,
Si on l’appelait le : ¨le boche¨.

Les rideaux clignaient sur la rue
A son passage, à son insu
La malveillance est faux-cul,
Toujours il a été l’intrus.

C’est pas sa faute, au ¨mioche¨,
Si on l’appelait : ¨le boche¨.

Le rouquin n’a rien demandé
Sa mère a simplement aimé,
Mais dans la cour de récré,
Faut voir ce qu’il a enduré.

C’est pas de sa faute, au ¨mioche ¨,
Si on l’appelait le ¨le boche¨.

C’était juste après la guerre,
Lui l’enfant de fille-mère,
Il n’a jamais vu son père,
Faut savoir ce qu’il espère.

C'est pas de sa faute, au ¨mioche¨,
Si on l’appelait le ¨le boche ¨.

Lui consolait sa mèr’
Quand on criait : ¨fils de führer¨
Il relevait la tête, fier
Il serrait les poings, en enfer.

C’est pas de sa faute, au ¨mioche¨,
Si on l’appelait : ¨le boche¨.

Au lycée a pris l’allemand
En seconde langue, parlant
De Goethe en outre rhénan,
Et puis il s’en fout maintenant.

C’est pas de sa faute, au ¨mioche¨,
Si on l’appelait : ¨le boche ¨.
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3 commentaires

didou · le dimanche 10 juin 2012 à 21:39

-Un message pour nous dire que l'amour est aussi dans la guerre , les yeux qui pleurent, les joues roses et la couleur des cheveux ne trompent pas mais quand l'amour s'en vas il reste la vie .... dans le combat ...des abolitions et de la xenophobie...
merci pour ce message ---
http://www.mespoemes.net/didou

larose · le lundi 11 juin 2012 à 10:34

Bonjour Franek!!!
Merci pour cet écrit émouvant, poignant, beaucoup d'émotion!!! Merci pour ce beau partage
Bonne journée
Amitié

domidom · le lundi 11 juin 2012 à 14:35

Combien de femmes, par vice, ou par amour, on donné le jour aux enfants de la honte comme on les appelaient autrefois, le mal était plus profond encore dans ces campagnes isolées, les femmes on payé cher d' avoir osé aimer l'ennemi, et plus tard, comme un lourd fardeau, les enfants on subi toutes sortes d'injures....
Les années ont passé, tout ceci est bien lointain, mais l'oubli ne sera jamais l'effacement....
Un poème très émouvant, surtout, lorsque étant jeune, on a vécu cette affreuse guerre...
Amicalement...Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom

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