Aller au contenu
MesPoèmes.net Créer mon site de poésie

FRANK VASSAL

TROIS FOIS RIEN

Le jeudi 5 février 2004 à 15:22, posté par frank · 980 lectures

A LA VIE

Etendu sur ta tombe, je serai ton gisant
Le cœur battant parfois et l’âme en automne.
Ruisselant de pourquoi, gisant de chair, de sang,
Ecorché, mis à nu, tel un Christ d’icône.

A LA MORT

Chut ! Ne pas faire de bruit, laissez-le donc rêver.
Sur le sable étendu, il semble apaisé.
La joue contre le grain, les deux mains en dedans ;
Allongé sur le ventre, si seul, si bien, si grand.

S’écoulant des oreilles, deux filets de sang noir
Viennent juste se rejoindre au milieu du menton ;
Etrange jugulaire d’un casque illusoire.
Dors !Dors petit soldat…Au fait, quel est ton nom ?

A L’AMOUR

Assiégé par la peine, j’offre comme seul rempart
Un pauvre cœur meurtrit par les amours traîtresses
Dont les vils camouflets et les cruels dards
Transpercent chaque jour mon infinie détresse
Note : 5/10 (2 votes) · connectez-vous pour noter

1 commentaire

cynthia · le vendredi 6 février 2004 à 19:44

c'est un peu triste ton poeme!!!!

Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.