LE MECREANT
Je vais sur mon chemin, je me gausse et dégoise
Mes blasphèmes éhontés font rougir les oies blanches.
Je compisse le seuil de la Maison bourgeoise
Qui se pare de vertus aux messes du Dimanche.
Je crache à contre-vents, vocation égrégaire,
Je laisse tous ces loups hurler comme on aboie
Quand, sans fausse pudeur, au banquet de la chair
Je me ressers de tout, peu soucieux de ma foi.
Ça croisse à mon passage dans les travées pieuses
Je m’étonne qu’ils prennent- Messie pour des gens ternes-
L’icône maso- Christ à la mine piteuse
Qui depuis deux mille ans les absout de leur haine.
Je préfère me griser des parfums interdits
De leurs filles pubères qui le soir à genoux
Récitent sans façon au pied de leur grand lit
Des étranges prières…avec le rose aux joues.
Mes blasphèmes éhontés font rougir les oies blanches.
Je compisse le seuil de la Maison bourgeoise
Qui se pare de vertus aux messes du Dimanche.
Je crache à contre-vents, vocation égrégaire,
Je laisse tous ces loups hurler comme on aboie
Quand, sans fausse pudeur, au banquet de la chair
Je me ressers de tout, peu soucieux de ma foi.
Ça croisse à mon passage dans les travées pieuses
Je m’étonne qu’ils prennent- Messie pour des gens ternes-
L’icône maso- Christ à la mine piteuse
Qui depuis deux mille ans les absout de leur haine.
Je préfère me griser des parfums interdits
De leurs filles pubères qui le soir à genoux
Récitent sans façon au pied de leur grand lit
Des étranges prières…avec le rose aux joues.
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1 commentaire
Danis · le lundi 12 juillet 2004 à 12:31
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