Thiérry ( l'artiste maudit ).
Son coeur est un horizon accablé de brumes tristes,
C'est une mortaison qui laisse vibrer ses sonorités opalines, Comme les coeurs lactéscents des violonistes
Qui laissent ternir les orfèvres de leurs poèsies ,
Tels les faisceaux des génies,
Devant son paysage enseveli dans la mornitude sulfureuse,
Ou viennent fleurir toutes les passions douloureuses
Comme des nénuphars blêmes, des souvenirs outrageants,
Des amours évaporés comme des subtils parfums, depuis dix ans.
Des idolâtries corrodées par les peines d' un ange noyé dans sa solitude abyssale, jusqu'à la fin des temps,
Qui ne fait que soupirer à la douceur vespèrale, ses pathétiques amours,
Avec son coeur bléssé par les griffes acérées des amours éperdus, chaque jour,
Des ombres furtives de ses femmes amoureuses, qui rendent son deuil plus lourd
Si bien que pour voir se dissiper comme une nuée opaque, sa mélancolie,
Il brûle ses ailes de cygne et s'énamoure pour la dipsomanie,
Qui dérobe ses noires inhibitions, et qui lui ouvre les portes de l'ivresse infinie.
Il partage des mers de voluptés avec des femmes vipèrines ,telles des courtisanes pleines de félonies,
Qui lui offrent ce présent empoisonné, le sida, telle la morsure venimeuse d'une mygale qui dépeind cette insidieuse maladie.
Si bien qu'il expire comme une haletante symphonie ,seul dans les tristes échancrures de son lit
Et les cieux, telles des femmes versent leurs larmes comme des perles de romantismes sur cet artiste maudit.
( mornitude : morne solitude, mot que j'ai inventé ).
C'est une mortaison qui laisse vibrer ses sonorités opalines, Comme les coeurs lactéscents des violonistes
Qui laissent ternir les orfèvres de leurs poèsies ,
Tels les faisceaux des génies,
Devant son paysage enseveli dans la mornitude sulfureuse,
Ou viennent fleurir toutes les passions douloureuses
Comme des nénuphars blêmes, des souvenirs outrageants,
Des amours évaporés comme des subtils parfums, depuis dix ans.
Des idolâtries corrodées par les peines d' un ange noyé dans sa solitude abyssale, jusqu'à la fin des temps,
Qui ne fait que soupirer à la douceur vespèrale, ses pathétiques amours,
Avec son coeur bléssé par les griffes acérées des amours éperdus, chaque jour,
Des ombres furtives de ses femmes amoureuses, qui rendent son deuil plus lourd
Si bien que pour voir se dissiper comme une nuée opaque, sa mélancolie,
Il brûle ses ailes de cygne et s'énamoure pour la dipsomanie,
Qui dérobe ses noires inhibitions, et qui lui ouvre les portes de l'ivresse infinie.
Il partage des mers de voluptés avec des femmes vipèrines ,telles des courtisanes pleines de félonies,
Qui lui offrent ce présent empoisonné, le sida, telle la morsure venimeuse d'une mygale qui dépeind cette insidieuse maladie.
Si bien qu'il expire comme une haletante symphonie ,seul dans les tristes échancrures de son lit
Et les cieux, telles des femmes versent leurs larmes comme des perles de romantismes sur cet artiste maudit.
( mornitude : morne solitude, mot que j'ai inventé ).
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12 commentaires
Ivy · le samedi 25 février 2017 à 10:42
Un bijou de texte bien sculpté malgré sa 'morositude' ! Bravo l'artiste de vers !
Bon week-end.
Amitiés
mespoemes.net/bluegirl · le dimanche 26 février 2017 à 11:57
Une cruelle solitude ancrée dans le passé a-t-elle encore sa place dans le présent et l'avenir ?
Amicalement, Lola.
Philip (Jardin de Lune) · le lundi 27 février 2017 à 06:27
Ah, serait-il trop facile de se classer dans la "glorieuse" (au plan littéraire, pas dans la réalité !) catégorie des poètes maudits ?
Les traversées (au sens figuré) de paysages noyés de brumes, de nuits sombres, je l'ai vécu. Et tout cela, comme le souligne Lola, si c'est au passé que cela appartient il faut se dire que c'est....le passé. Chacun pourra te dire, que le Destin, le Mektoub, est toujours inédit. Il réserve des surprises. Et puis, l'on n'est jamais maudit. Juste, l'on fait des erreurs, l'on se morfond, l'on refuse de croire parfois à des jours meilleurs, mais c'est tout. Ceci étant, le texte est dans une belle facture poétique d'un romantisme noir (me permets-tu une remarque : un peu trop de lourdeur dans certaines expressions. Mais....surtout pas la morositude ! Garde ce néologisme. Amitiés, Guillaume. Prends soin de toi. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
domidom · le lundi 27 février 2017 à 11:42
A bientôt Thierry et surtout ne lâche pas ta plume, car te lire est toujours un moment de plaisir...
Je t'embrasse, Domie
guillaume · le lundi 27 février 2017 à 22:44
guillaume · le lundi 27 février 2017 à 22:49
guillaume · le lundi 27 février 2017 à 22:59
guillaume · le lundi 27 février 2017 à 23:15
Don Kameleon · le mardi 28 février 2017 à 11:19
A part ça, je trouve ton poème bien noir, et fermant les portes à l'espoir...Tu n'es pas maudit cher Guillaume, tu es juste sensible...Et je suis persuadé qu'un jour tu finiras par trouver l'amour vrai qui te consolera de toutes ces conquêtes perdues...Courage mon ami, le destin joue pour toi...
Amicalement.
Don.
www.mespoemes.net/kameleon
guillaume · le vendredi 3 mars 2017 à 21:24
brouilleur59 · le samedi 4 mars 2017 à 21:05
comme a l'habitude texte très profond, parfois avec beaucoup de surprise l'on se rend compte que la noirceur des mots sont souvent plus riches en couleurs et plus énigmatique entre gris et noir tellement de périodes de notre vie y sont référencés
au plaisir B59
guillaume · le dimanche 5 mars 2017 à 20:12
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