La guerre.
Les étangs et leurs veines pourpres vomissent sur leurs berges, le sang des jeunes fantassins mitraillés farouchement par les artilleurs.
Avec leurs membres disloqués, leurs têtes arrachées, leurs lambeaux de chairs provoqués par des pluies de bombes, pendant de si longues heures.
Ce sont leurs coeurs qui s'écoeurent devant tant de malheurs.
Pour que celà saute à nos yeux, qu'elle nous prenne à la gorge, cette fresque sanguinolente embrasée par les puissants et leurs desseins mortiféres,
Afin que nous les mères ne soyons plus déchirées par tant de chagrins amers.
Que nos visages ne soient plus sculptés ni ravagés par les douleurs de la guerre,
Que nos pleurs inconsolables n'inondent plus la terre.
Que nous ne soyons plus accrochées aux racines du désespoir.
Que nous vomissions aux portes des régents, nos aversions les plus noires.
Même sil faut verser notre sang, en nous battant contre-eux et leurs infâmies,
Pour que la guerre puisse sombrer définitivement dans une mer de l'oubli.
Avec leurs membres disloqués, leurs têtes arrachées, leurs lambeaux de chairs provoqués par des pluies de bombes, pendant de si longues heures.
Ce sont leurs coeurs qui s'écoeurent devant tant de malheurs.
Pour que celà saute à nos yeux, qu'elle nous prenne à la gorge, cette fresque sanguinolente embrasée par les puissants et leurs desseins mortiféres,
Afin que nous les mères ne soyons plus déchirées par tant de chagrins amers.
Que nos visages ne soient plus sculptés ni ravagés par les douleurs de la guerre,
Que nos pleurs inconsolables n'inondent plus la terre.
Que nous ne soyons plus accrochées aux racines du désespoir.
Que nous vomissions aux portes des régents, nos aversions les plus noires.
Même sil faut verser notre sang, en nous battant contre-eux et leurs infâmies,
Pour que la guerre puisse sombrer définitivement dans une mer de l'oubli.
Note : 10/10
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12 commentaires
aurorefloreale · le samedi 4 novembre 2017 à 07:35
Fini tout cet austère
Se perdant dans des prières,
Femme qui donnez la vie
Prenez les armes qui étrille
Ces espaces infinis
Où vos frères sont endormis
D'un sommeil tout au fon
D'un sillon de terre creusé
Un amoncellement de chair et de sang7
S'écoulant de toute les artères
Cachée par leur propre terre.
Femmes prenez les armes de la paix
Celle dont jamais assez , on ne se repaît,
Il est temps qu'à l'horizon englué, un autre espace naisse
Vous femmes vous pouvez atteindre cette prouesse
Qui est l'égale de votre tendresse ,
désolée Guillaume je n'ai pu m'empêcher de versifier sur ce thème si bien développé!
J'aime ta poésie , même si elle me glace un peu le sang, j'y consent!
Amitié non rebelle et encore moins cruelle, je te baigne de ma douceur légendaire!
guillaume · le samedi 4 novembre 2017 à 10:54
Philip (Jardin de Lune) · le samedi 4 novembre 2017 à 18:41
"Quelle connerie, la guerre !" disait le poète Paul Eluard.
Avant les vacances j'ai eu l'occasion de lire un recueil de textes (poème et textes courts) sur tous ceux qui écrivirent - à chaud - des textes sur la Grande Guerre (14-18). C'était saisissant. Comme l'est aussi ton texte.
Amitiés, cher Guillaume. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
domidom · le jeudi 9 novembre 2017 à 14:50
Un très beau texte...
Bisous, Domie
benadel · le dimanche 12 novembre 2017 à 15:07
Puissent tous les individus le lire
Afin que l’horreur cesse
guillaume · le dimanche 12 novembre 2017 à 22:43
guillaume · le dimanche 12 novembre 2017 à 22:49
guillaume · le dimanche 12 novembre 2017 à 22:52
Susan (Coquelicot ) · le vendredi 17 novembre 2017 à 14:02
Merci pour ce très beau texte, si seulement nos grands de ce monde pouvaient le lire, afin qu’ils réfléchissent aux monstruosités, que subissent les gens innocents !
Amitiés. Susan
www.mespoemes.net/susanchevalier/
guillaume · le samedi 18 novembre 2017 à 09:21
taia · le mardi 28 novembre 2017 à 17:50
guillaume · le samedi 2 décembre 2017 à 01:24
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