Autrefois, j’étais un soleil. (fiction).
Autrefois j’étais un soleil,
maintenant,
je suis l’âme de la pluie qui se fissure,
Comme le printemps,
avec ses zéphirs parfumés de griseries ardentes,
qui arrivent jusqu'à leurs ruptures,
Quand je vois ces femmes,
ces brebis égarées dans un troupeau d’ombres,
Avec leurs horizons accablés de visages sombres,
Qui hurlent jusqu'à faire imploser
Le cœur silencieux de la nuit,
jusqu'à ce qu'il pleure comme une fracture ouverte,
Comme celles des femmes sous le burin de la misère,
qui sont résignées,
Que même la médecine ne pourra point les soigner,
Tellement qu’elle est débordée,
En voyant ces femmes,
ces soleils s’éteindrent dans l’effarante obscurité,
Car la société les a lâchement et cruellement évincées,
Elles n’étaient point des lumières,
aux yeux des universités,
Elles n’étaient que des ouvrières,
des écumes éparses dans les gares désaffectées,
Sous les indifférences irrépressibles de la royauté,
Car elles seront toujours écrasées,
comme des chiffons gras,
sous leurs bottes,
Sans caresser l’espoir, qu’un jour,
elles puissent vaciller.
maintenant,
je suis l’âme de la pluie qui se fissure,
Comme le printemps,
avec ses zéphirs parfumés de griseries ardentes,
qui arrivent jusqu'à leurs ruptures,
Quand je vois ces femmes,
ces brebis égarées dans un troupeau d’ombres,
Avec leurs horizons accablés de visages sombres,
Qui hurlent jusqu'à faire imploser
Le cœur silencieux de la nuit,
jusqu'à ce qu'il pleure comme une fracture ouverte,
Comme celles des femmes sous le burin de la misère,
qui sont résignées,
Que même la médecine ne pourra point les soigner,
Tellement qu’elle est débordée,
En voyant ces femmes,
ces soleils s’éteindrent dans l’effarante obscurité,
Car la société les a lâchement et cruellement évincées,
Elles n’étaient point des lumières,
aux yeux des universités,
Elles n’étaient que des ouvrières,
des écumes éparses dans les gares désaffectées,
Sous les indifférences irrépressibles de la royauté,
Car elles seront toujours écrasées,
comme des chiffons gras,
sous leurs bottes,
Sans caresser l’espoir, qu’un jour,
elles puissent vaciller.
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11 commentaires
Philip (Jardin de Lune) · le lundi 18 mars 2024 à 09:02
Il y a un instant je commentais Claude (VertFlo) et soulignais sa grande sensibilité par le choix de ses mots qui déroulent la trame ce son poème.
Eh bien je suis gâté en découvrant, maintenant ton écrit.
Je serais presque tenté de faire un copier coller de ce que j'ai écrit à Claude.
Mais, non, je ferai un commentaire propre à toi Rachelle, car ce serait ne pas faire honneur à cette autre sensibilité qui est la tienne...
Tu aimes les courtes fictions. Ce sont des poèmes en prose, comme faisait Baudelaire.
Là aussi, ça commence très fort "Je suis l’âme de la pluie qui se fissure". Comme c'est beau !
La aussi, le choix de tes mots, à chaque ligne invite à méditer et rebondir pour continuer le voyage des mots.
Mais, ces mots n'appartiennent qu'à toi !
- écumes éparses (dans des gares désaffectéees...wow ! L'accolement des mots est puissant, un peu comme le faisait le chanteur Fish du groupe Marilion)
- troupeau d'ombtes
- coeur silencieux de la nuit
Etc...
Sais-tu que ton style s'est affiné.
Alors, continue à écrire, tes ami(e)s du site seront toujours au rendez-vous.
Amitiés, Rachelle et bonne semaine
Philip
capucine812 · le lundi 18 mars 2024 à 09:35
Merci pour ce beau partage qui t'appartient et dont tu peux être fière
C est toujours un plaisir de te lire
Bises
Capucine
mariepaule · le lundi 18 mars 2024 à 09:48
Oh c'est joli, mais tu n'est pas l'âme de la pluie plutôt l'âme du rêveurs...
Ps: je ne posterai plus sur le site mais je viendrai pour commenter mes amis membres..
Bisous de mon havre de paix
imparfaitlibre · le lundi 18 mars 2024 à 13:24
Il y a beaucoup de sensibilité dans tes mots et on ressent toutes tes émotions lorsque l'injustice frappe quelque part dans le monde et encore plus lorsqu'il s'agit de femmes et d'enfants.
Pour beaucoup d'hommes la femme ne sera jamais rien d'autre qu'un être faible qui est sur la terre uniquement pour servir les hommes.
Il y a beaucoup de douleurs dans ton poème mais il y a aussi de très beaux vers qui méritent d'être lu plusieurs fois et qui donnent un sens profond à l'ensemble de ton écrit.
Merci Rachelle pour ce moment d'intense partage.
Belle journée de lundi à toi
Grosses bises Rachelle
vertflo · le lundi 18 mars 2024 à 21:45
Mais non !
Quoique l'on en dise, la femme sera toujours un soleil qui nous éblouira.
Le côté obscur de la vie est dans l'homme, pas dans la gente féminine.
Certes, tu nous les décrit dans un univers plutôt tragique, mais même si tout n'est pas rose pour elles (surtout dans des pays totalitaires), les femmes sont arrivées pour la plus part à nous montrer et à nous prouver que ce sont elles qui avant tout rayonnent dans le monde.
Certes, ça se voit moins que lorsque c'est un homme mais la femme est plus subtile et plus discrète et c'est là que réside son charme universel.
L'homme est avant tout un être trop exubérant, pas assez réfléchi et assez ''brut de décoffrage '' comme on dit.
C'est peut-être idiot ce que je vais dire, mais perso, je respecte plus les femmes que les hommes, c'est comme ça, c'est dans mon ADN et ça ne m'aurait pas déplu de naitre fille comme ça, j'en aurai fait baver aux mecs !!!!!!!!!!!!!!!!!!Youpi !!!!!!!!!!!!!!!!
Bonne soirée
Bien à toi
Claude
Rachelle · le mardi 19 mars 2024 à 17:43
Rachelle · le mardi 19 mars 2024 à 17:45
Rachelle · le mardi 19 mars 2024 à 17:47
Rachelle · le mardi 19 mars 2024 à 17:54
Rachelle · le mardi 19 mars 2024 à 18:12
lucille · le jeudi 21 mars 2024 à 18:41
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