Je suis un vaisseau (essai).
Je suis une femme,
un vaisseau voué à l’abandon,
au rythme des vagues hurlantes de courroux,
Sous un ciel obscur,
pesant comme un grand couvercle en fonte,
qui libère ses murmures confus,
Qui viennent museler ma sérénité
avec une brutalité accrue,
avec ses éclairs,
comme des rapières jusqu'à briser ma proue,
Où s’entremêle un vent complètement fou,
Qui contamine un peu plus la mer,
jusqu'à ce qu’ elle boue
De haine et de rage écumante,,
Qui me prodigue des coups, des coups,
comme un boxeur,
avec une violence effarante,
En un éclair, des frissons rongent mes chairs,
Quand je vois des immenses serpents d’airs,
Qui surgissent du cœur de l’enfer,
Qui me font tournoyer jusqu'à ce que je perde la raison,
Jusqu'à ce que dans cette impasse,
je n’y vois plus l’horizon.
C'est un horizon avalé goûlument par les moissons
des ténèbres,
Qui m’enferme atrocement dans la geôle
d’une fresque funèbre.
un vaisseau voué à l’abandon,
au rythme des vagues hurlantes de courroux,
Sous un ciel obscur,
pesant comme un grand couvercle en fonte,
qui libère ses murmures confus,
Qui viennent museler ma sérénité
avec une brutalité accrue,
avec ses éclairs,
comme des rapières jusqu'à briser ma proue,
Où s’entremêle un vent complètement fou,
Qui contamine un peu plus la mer,
jusqu'à ce qu’ elle boue
De haine et de rage écumante,,
Qui me prodigue des coups, des coups,
comme un boxeur,
avec une violence effarante,
En un éclair, des frissons rongent mes chairs,
Quand je vois des immenses serpents d’airs,
Qui surgissent du cœur de l’enfer,
Qui me font tournoyer jusqu'à ce que je perde la raison,
Jusqu'à ce que dans cette impasse,
je n’y vois plus l’horizon.
C'est un horizon avalé goûlument par les moissons
des ténèbres,
Qui m’enferme atrocement dans la geôle
d’une fresque funèbre.
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15 commentaires
capucine812 · le vendredi 5 avril 2024 à 02:15
Merci pour ce partage avec des mots assez forts et touchants
Bises
Maryse
Susan*Coquelicot* · le vendredi 5 avril 2024 à 07:18
Pauvre femme ..Elle aura subi avant de succomber tel un sinistre tableau !
Chère Rachelle, je trouve que ta poésie fait froid dans le dos ..
Toujours est-il que je la trouve très bien écrite !
Bon vendredi Rachelle !
Gros bisous
Susan
imparfaitlibre · le vendredi 5 avril 2024 à 11:13
Il y a toujours beaucoup de tourments et de douleurs dans tes écrits mais aussi des visions cauchemardesques qui laissent à penser que ta vie n'a pas du être ce long fleuve tranquille sur lequel nous aimerions tous naviguer.
Au fur et à mesure de tes mots, de tes vers, il y a cette descente aux enfers comme si tu étais une coque de noix ballottées par les flots et qui vient s'écraser sur les récifs acérés de l'existence, comme ce boxeur à terre qui meurent sous une pluie de coup même si le gong a retenti depuis longtemps, comme ce papillon que le vent bouscule et finit par écraser sur le sol, comme les chairs qui brûlent et se consument par l'intérieur de l'être, comme ces yeux vides qui ne voient plus cet horizon lui permettant d'espérer.
Un écrit chargé d'émotion qui m'emprisonne avec toi.
Je te souhaite une belle journée Rachelle
Bisous à toi
vertflo · le vendredi 5 avril 2024 à 11:51
On ne peut pas sortir indemne après avoir lu ton poème.
Le paradis ne semble pas exister, l'enfer y est permanent et rempli de désespérance.
Et pourtant, les femmes ne sont pas ''vouées à l'abandon '', bien au contraire, elles sont vouées à être le plus possible présentes.
Sans femmes, il n'y aurait pas d'amour ( je ne parle pas seulement d'amour charnel), il n'y aurait pas de tendresse, sans femme, la vie serait ''infâme''.
Oui, comme le chantait Jean Ferrat, il faut ''aimer à perdre la raison ''
Une femme a tellement de ''doux pouvoirs'', elle est à la fois une mère, une sœur, une épouse, une amante...
On peut tout pardonner à une femme, même de vous laisser tomber et de vous oublier.
Je ne sais plus qui avait écrit :
''une femme, quand nous avons la chance de l'aborder, nous savons que nous prendrons plaisir ensuite à la border.'
Bonne journée
bien à toi
Claude
Philip (Jardin de Lune) · le vendredi 5 avril 2024 à 12:04
Sous tes mots tempêtueux, écorchés, il y a ton éternelle ode à la femme, mais en soulignant, une fois de plus, par de belles allégories, la souffrance de tant de femmes.
Susan dit que ton poème fait froid dans le dos, mais....chaque jour nous offre un triste lot de féminicides...ce n'est qu'une triste réalité.
Un bel écrit, réaliste sous le couvert de la poésie, avec des mots qui "claquent et qui cognent" ! Mais c'est fait exprès bien sûr.
Beau week end chère Rachelle
mariepaule · le vendredi 5 avril 2024 à 16:16
Ohhhhhhh, la fin de vie de cette femme est très lugubre et douloureuse.
Il y a du désespoir, et tes mots sont tortueux.
Ecris-tu ce que tu ressens pour la Femme que tu es?
C'est joli mais trop de souffrance
Bisous de mon havre de paix
Rachelle · le vendredi 5 avril 2024 à 23:09
Rachelle · le vendredi 5 avril 2024 à 23:25
Rachelle · le vendredi 5 avril 2024 à 23:33
Rachelle · le vendredi 5 avril 2024 à 23:37
Rachelle · le vendredi 5 avril 2024 à 23:38
Rachelle · le vendredi 5 avril 2024 à 23:44
lucille · le samedi 6 avril 2024 à 02:19
Je comprends ta solitude et j’entends ta souffrance mais être en couple ne fait pas toujours des gens heureux. L’amour c’est pas si fréquent, il vient quand on s’y attend le moins. Et s’il n’est pas venu encore c’est qu’il a ses raisons. On courage
Rachelle · le samedi 6 avril 2024 à 05:37
lucille · le samedi 6 avril 2024 à 15:38
Oui j’ai fais une erreur, je te remercie de m’excuser et de ne pas m’en tenir rigueur. Je vais faire attention. Amitiés.
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