Ma pensée(fiction)
Ma pensée
est parfumée d’ombres et de tristesses,
Elle me livre à un amour,
une maudite hôtesse,
Elle m’abandonne sur les chemins blancs d’ivresses,
Car cette ensorceleuse,
est presque un spectre, en amour,
Elle s’asseoit sur les stigmates effarants de ma vie,
elle verse comme des crachats,
ses sourires sardoniques sur le suaire de mon désamour.
Et mon âme de violon,
se dilacére sous les coups des archets noirs,
comme les bruits agressifs des limes,
et des scies à métaux, des tronçonneuses,
qui assaillent fortement les tympans,
Et cela ne fait que raffermir la déchirure de mon âme,
quand elle est asservie
aux grêles de notes stridentes et sinistres,
Si bien que ma vie est un grand ciel de bistre,
Avec mon cœur en écharpe,
qui se noit lamentablement
dans un fleuve de larmes dolentes,
Et cette femme me trucide
avec ses lyres insolentes,
C’est une cuisinière happée par ses appétits funèbres,
Qui me laisse sombrer
dans les étreintes oppressantes,
et glaciales des ténèbres,
Jusqu'à émouvoir le manteau de pluie, de décembre,
jusque dans ses poreuses et vacillantes vertèbres.
est parfumée d’ombres et de tristesses,
Elle me livre à un amour,
une maudite hôtesse,
Elle m’abandonne sur les chemins blancs d’ivresses,
Car cette ensorceleuse,
est presque un spectre, en amour,
Elle s’asseoit sur les stigmates effarants de ma vie,
elle verse comme des crachats,
ses sourires sardoniques sur le suaire de mon désamour.
Et mon âme de violon,
se dilacére sous les coups des archets noirs,
comme les bruits agressifs des limes,
et des scies à métaux, des tronçonneuses,
qui assaillent fortement les tympans,
Et cela ne fait que raffermir la déchirure de mon âme,
quand elle est asservie
aux grêles de notes stridentes et sinistres,
Si bien que ma vie est un grand ciel de bistre,
Avec mon cœur en écharpe,
qui se noit lamentablement
dans un fleuve de larmes dolentes,
Et cette femme me trucide
avec ses lyres insolentes,
C’est une cuisinière happée par ses appétits funèbres,
Qui me laisse sombrer
dans les étreintes oppressantes,
et glaciales des ténèbres,
Jusqu'à émouvoir le manteau de pluie, de décembre,
jusque dans ses poreuses et vacillantes vertèbres.
Pas encore de note
· connectez-vous pour noter
14 commentaires
imparfaitlibre · le jeudi 11 avril 2024 à 11:37
Ta pensée suit le chemin de ton cœur, elle va d'un instant de joie et de plaisir (parfumée) à celui de la déception, de l'enfermement dans un prison ensorcelante qui te prive de mouvements, de plaisir de vivre, de sourire et de rire, une prison où, l'autre partie de toi en serait cette gardienne qui torture avec plaisir tes envies, tes souhaits, tes désirs d'évasion jusqu'à te perdre dans les méandres oppressants de l'étouffement dans ce manteau que la pluie a fini par rétrécir et qui devient bien trop lourd pour tes frêles épaules.
A te lire, on dirait qu'il y a cette double personnalité en toi, cette dualité qui ne laisse jamais les esprits en paix, cette guerre permanente entre ce que tu es, ce que tu voudrais être et surtout ce que tu ne voudrais jamais être. Ce combat entre le bien et le mal, le beau et le laid, l'espoir et le désespoir comme c'est souvent le cas pour les signes doubles de l'astrologie.
Le chemin de ton poème nous entraîne justement vers cette dualité entre les deux femmes qui sont en toi.
Merci Rachelle pour l'émotion forte de tes mots.
Belle journée à toi
Grosses bises chère Rachelle
mariepaule · le jeudi 11 avril 2024 à 13:57
Ta pensée se livre à un supplice en te faisant aller du plaisir à la désolation...
Tes vers sont riches et très beaux
Bisous Rachelle
Macha · le jeudi 11 avril 2024 à 18:45
Beaucoup de tristesse dans tes vers....heureusement que tu soulignes bien "fiction" car je me poserais beaucoup de questions... j'espère que ton coeur n'est pas le reflet de tes vers.... je t'embrasse bien amicalement mon amie.... macha...
Rachelle · le jeudi 11 avril 2024 à 23:56
Rachelle · le jeudi 11 avril 2024 à 23:59
Rachelle · le vendredi 12 avril 2024 à 00:04
Susan*Coquelicot* · le vendredi 12 avril 2024 à 07:43
Cette femme voudrait , mais elle n'ose pas !
Deux femmes en UNE ; ce qui donne à ton poème une belle originalité !
Belle fiction très bien écrite Rachelle !
Merci de nous l'avoir partagé.
Belle journée à toi chère Rachelle !
Gros bisous d'amitié.
Philip (Jardin de Lune) · le vendredi 12 avril 2024 à 11:53
Un poème dense en émotions très agréable à lire.
Je ne me suis pas trompé en lisant tes réponses, ci-dessus, je voyais une coloration baudelairienne. Et je dirai aussi un peu de cette "spleeneuse" mélancolie que savait communiquer Verlaine aussi.
Mais c'est bien du Rachelle, et ton écriture est belle ici et toujours très expressive.
Amitiés et bises.
Prends soin de toi
Philip
Rachelle · le samedi 13 avril 2024 à 05:40
Rachelle · le samedi 13 avril 2024 à 05:52
cecel45 · le lundi 15 avril 2024 à 10:01
J’arrive sur le site que je connais déjà. Je pose mon baluchon, poste quelques poèmes et pars à la découverte de ce site où est vérité. Je le pense vraiment.
Le hasard a voulu mettre ce poème sur ma route. Il savait ce qu’il faisait le bougre !
Dès les premiers mots, je suis happé par l’intensité de ce texte fabuleux !
J’entends grincer les cordes du violon ; souffrir les limes et scies…
« Et cette femme me trucide »
Je n’aime pas la violence et pourtant ce texte m’a emporté. J’admire cette explosion des maux, cette faculté de tout lâcher. Tout ce que je ne sais pas faire.
À la fin de ma lecture, j’ai lu les merveilleux commentaires puis j’ai relu votre/ton poème. Bravo !
Je me rends compte que je suis resté sur mon ressenti. Probablement parce que j’ai été touché.
Amicalement,
Marcel
avenance · le lundi 15 avril 2024 à 18:55
Rachelle · le mardi 16 avril 2024 à 00:25
Rachelle · le mardi 16 avril 2024 à 00:42
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.