La mer courroucée !
Voici les bras de la mer,
Qui se dressent dans l’air,
avec des allures déconcertantes,
Ils déversent leurs mers courroucées,
Qui surgissent sauvagement du ventre sombre
de l’enfer,
avec des couleurs effarantes,
Sur les corps des navires,
si bien qu’ils sont griffés,
déchirés par les vagues,
Comme les corps des femmes
qui souffrent les martyres.
Cependant,
la mer continue de grossir comme un ciel de bistre,
Et les vagues arrachent les mâts et les voiles
des navires,
Elles engendrent de grands sinistres.
Et comme les hommes,
elles n’éprouvent point de pitié,
Après qu’elles aient déclenchées les hostilités.
Et au fil des heures,
elles raffermissent leurs inimitiés,
Elles échancrent les flancs des navires,
comme ceux des femmes,
avec leurs lames,
comme celles des grands sabres affûtés,
Si bien qu’ils sombrent ardemment dans l’océan agité.
Et les vagues sourient devant leurs tragédies,
En voyant les femmes frappées de mélancolies,
Elles ne cessent point de pleurer,
comme l’âme sombre de la pluie.
Et elles ressassent les souvenirs maudits
de leurs maris, qui dans la mer, ont cruellement péris,
Avec les naufrages des navires,
lourds comme des valises,
comme leurs mers de supplices,
qui pèsent sur leurs cœurs pour la vie.
Qui se dressent dans l’air,
avec des allures déconcertantes,
Ils déversent leurs mers courroucées,
Qui surgissent sauvagement du ventre sombre
de l’enfer,
avec des couleurs effarantes,
Sur les corps des navires,
si bien qu’ils sont griffés,
déchirés par les vagues,
Comme les corps des femmes
qui souffrent les martyres.
Cependant,
la mer continue de grossir comme un ciel de bistre,
Et les vagues arrachent les mâts et les voiles
des navires,
Elles engendrent de grands sinistres.
Et comme les hommes,
elles n’éprouvent point de pitié,
Après qu’elles aient déclenchées les hostilités.
Et au fil des heures,
elles raffermissent leurs inimitiés,
Elles échancrent les flancs des navires,
comme ceux des femmes,
avec leurs lames,
comme celles des grands sabres affûtés,
Si bien qu’ils sombrent ardemment dans l’océan agité.
Et les vagues sourient devant leurs tragédies,
En voyant les femmes frappées de mélancolies,
Elles ne cessent point de pleurer,
comme l’âme sombre de la pluie.
Et elles ressassent les souvenirs maudits
de leurs maris, qui dans la mer, ont cruellement péris,
Avec les naufrages des navires,
lourds comme des valises,
comme leurs mers de supplices,
qui pèsent sur leurs cœurs pour la vie.
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10 commentaires
Philip (Jardin de Lune) · le vendredi 26 avril 2024 à 07:44
Eh bien dis donc, tu fait dans le grandiose !
Sincèrement !
Il serait exagéré de dire que c'est "hugolien", en se remémorant comment Hugo savait décrire les tempêtes.
De même que Debussy, quand il composait "la Mer".
Mais franchement, là, d'un seul allant, qui a laisser filer les mots, plein d'écume tempétueuse et ça donne cette "mer courroucée" !
Comme en ce moment l'on voit les images de la mer déchainée, tes vers illustrent bien cette brutale de la Nature.
J'aime ton poème et je suis sincère.
Amitiés et bises.
Prends soin de toi, Rachelle.
Philip
mariepaule · le vendredi 26 avril 2024 à 11:33
La mer est déchainée, elle exprime une forte colère,
Pour qui?
Pourquoi?
Des naufragés ils y en a beaucoup surtout pour les migrands qui veulent aller en Angleterre;
Pas loin de chez moi il y a encore eu 5 personnes qui se sont noyées donc une petite fille de 4 ans...
La mer quand elle est fâchée fait beaucoup de dégâts.
Tu vois Rachelle il faut toujours écrire en fonction de son ressenti intérieur, car nous ne sommes pas toujours joyeux...
Bisous de mon havre de paix
imparfaitlibre · le vendredi 26 avril 2024 à 14:55
On retrouve les cris de ton cœur qui hurle et gémit comme le fait une mer déchaînée qui ballotte les bateaux comme s'ils étaient de simples coquilles de noix près à exploser sur les récifs de la vie.
La furie de la mer blesse, malmène, frappe, attire vers les fonds insondables de l'oubli et finit parfois par tuer ses proies en les broyant comme pourrait le faire un homme qui frappe, blesse ou torture moralement la femme qui vit près de lui, la mère de ses enfants, sa propre mère même.
La mer est un espace parfois bleu mais aussi tellement sombre capable de passer du beau de son miroir au laid de ses profondeurs.
Ta vision de l'homme « bourreau » est encore très présente dans ton poème et celle de la femme fragile qui souffre reste le trait d'union entre chacun de tes écrits comme si, par le passé, ces femmes qui souffrent ont occupé une part importante dans ta vie.
Merci chère Rachelle pour tous tes poèmes qui dénoncent ce besoin de domination chez l'autre qui ne laisse personne indemne.
Belle journée à toi
Grosses bises Rachelle
vertflo · le samedi 27 avril 2024 à 00:30
La poétesse ''Bretonne'' se réveille :
la mer, des bateaux, des tempêtes et tout ça avec beaucoup de vague à l'âme comme souvent chez toi.
La mer n'est pas toujours cette ''bergère d'azur'' comme dans la chanson de Charles Trenet, elle sait être terrifiante et gourmande en naufragés.
Cependant, la mer est aussi un élément attirant et fascinant, on retrouve d'ailleurs ces deux forces dans ton poème où la tragédie domine quand même avant tout et prime sur la beauté de l'océan.
Heureusement qu'il y a une ''sirène '' comme toi pour nous envoûter avec le chant de tes poèmes.
Bonne nuit
Bien à toi
Claude
Rachelle · le samedi 27 avril 2024 à 00:32
Rachelle · le samedi 27 avril 2024 à 00:36
Rachelle · le samedi 27 avril 2024 à 01:59
Rachelle · le samedi 27 avril 2024 à 02:02
cecel45 · le samedi 27 avril 2024 à 03:14
Tu as bien fait de me relancer car je viens de savourer un magnifique poème.
Le rythme est très agréable, il cadence la lecture. Un vrai plaisir !
Les images sont claires et très poétiques. Bravo!
Quand tu arrives à te concentrer sur ton sujet et ton écriture en faisant un réel effort dans la communication de tes émotions, c'est tout simplement magnifique !
Ne te vexes pas mais je ne pensais pas que tu étais capable d’écrire à ce niveau. Il est vrai que nous nous connaissons pas depuis longtemps.
Encore bravo Rachelle !
Amicalement,
Marcel
Rachelle · le samedi 27 avril 2024 à 10:17
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