L'escalier
Je garderai gravé en mémoire toutes ces nuits,
Où assis dans les escaliers on effaçait nos ennuis.
On ne voyait pas le temps qui passait, et se moquait de la pluie qui menaçait,
On vivait chaque instant, sans se soucier du jour qui, déjà se levait.
On racontait des petites histoires sur nos parents,
Avec un rire dans gorge craignant de les déranger dans leur sommeil latent.
Je garderai gravé en mémoire ces baisers indélébiles,
Et ces caresses naturelles qu’on s’offrait comme des débiles.
On traversait la nuit assis côte à côte transporter par le vaisseau de l’amour,
On profitait des jardins invisibles de la vie et du refrain de son hymne d’honneur.
On parlait de ces moments passés l’un sans l’autre, obligés par le fardeau du devoir,
On se regardait sans être rassasié, avec une envie intangible et la fièvre du bonheur.
Je garderai gravé en mémoire ces mots uniques prononcés au creux de l’oreille,
Qui nous définissaient et nous servaient de bibliothèque d’estimes virtuelles ;
Ce visage que je traçais avec mes doigtes, que je respirais comme un asphyxié,
Ces yeux qui rayonnaient, auxquels je m’accrochais comme le dernier espoir d’un noyé.
Où assis dans les escaliers on effaçait nos ennuis.
On ne voyait pas le temps qui passait, et se moquait de la pluie qui menaçait,
On vivait chaque instant, sans se soucier du jour qui, déjà se levait.
On racontait des petites histoires sur nos parents,
Avec un rire dans gorge craignant de les déranger dans leur sommeil latent.
Je garderai gravé en mémoire ces baisers indélébiles,
Et ces caresses naturelles qu’on s’offrait comme des débiles.
On traversait la nuit assis côte à côte transporter par le vaisseau de l’amour,
On profitait des jardins invisibles de la vie et du refrain de son hymne d’honneur.
On parlait de ces moments passés l’un sans l’autre, obligés par le fardeau du devoir,
On se regardait sans être rassasié, avec une envie intangible et la fièvre du bonheur.
Je garderai gravé en mémoire ces mots uniques prononcés au creux de l’oreille,
Qui nous définissaient et nous servaient de bibliothèque d’estimes virtuelles ;
Ce visage que je traçais avec mes doigtes, que je respirais comme un asphyxié,
Ces yeux qui rayonnaient, auxquels je m’accrochais comme le dernier espoir d’un noyé.
Note : 10/10
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1 commentaire
Panopa · le jeudi 16 juin 2005 à 10:51
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