Rêver la folie
Que ce serait bien de dormir dehors
Demain n’existera pas, le quotidien ne sera que vécu
Sur un trottoir ou sous un pont sans décor
Grelottant ou harassé de douleur, condamné ou reclus
Frôlé chaque instant les facettes de la mort
Et pourtant survivre avec les entrailles cousues
Se coucher sans dormir, chanter la nuit sans remord
Contemplé les grêles de froids nous tombés dessus
Cueillir l’aube, aborder les ruelles du vieux port
Marcher sans chaussure, abriter le froid sangsue
La chemise flottante, couverte de poudre d’or
Chaque pas mène vers la liberté inconnue
Titubant de sommeil, je les croise souvent sans corps
Rejoignant leur travail, ces intellos férus
Quand ils pensent se régaler de la vie, dupés à tord
Ils ne connaîtront guère l’indépendance révolue
Toujours pressé, l’horloge qui tourne sans report
Drôle de temps, de journées à coups de massues
Si je pouvais les convaincre de vivre mon confort
Hélas, on ne voit que ma tronche crasseuse et ardue
Je suis fou de cette folie de l’esprit
Je suis libre de ces instants magiques
Je suis vu par les autres d’un regard de mépris
Je suis triste de leur vie riche mais tragique
Je suis fou
J’ai plein de poux
Je me nourris de boue
Je ne suis jamais à bout
Je suis fou
On me jette des clous
De mes habits on ne voie que des trous
Pour autant dans ma douleur je vie sans vous
Je suis fou
Je longe les égouts
J’amuse ces enfants qui me jettent des cailloux
Pourtant, je les aime du fonds de mon malheur, je ne sui pas un loup
Demain n’existera pas, le quotidien ne sera que vécu
Sur un trottoir ou sous un pont sans décor
Grelottant ou harassé de douleur, condamné ou reclus
Frôlé chaque instant les facettes de la mort
Et pourtant survivre avec les entrailles cousues
Se coucher sans dormir, chanter la nuit sans remord
Contemplé les grêles de froids nous tombés dessus
Cueillir l’aube, aborder les ruelles du vieux port
Marcher sans chaussure, abriter le froid sangsue
La chemise flottante, couverte de poudre d’or
Chaque pas mène vers la liberté inconnue
Titubant de sommeil, je les croise souvent sans corps
Rejoignant leur travail, ces intellos férus
Quand ils pensent se régaler de la vie, dupés à tord
Ils ne connaîtront guère l’indépendance révolue
Toujours pressé, l’horloge qui tourne sans report
Drôle de temps, de journées à coups de massues
Si je pouvais les convaincre de vivre mon confort
Hélas, on ne voit que ma tronche crasseuse et ardue
Je suis fou de cette folie de l’esprit
Je suis libre de ces instants magiques
Je suis vu par les autres d’un regard de mépris
Je suis triste de leur vie riche mais tragique
Je suis fou
J’ai plein de poux
Je me nourris de boue
Je ne suis jamais à bout
Je suis fou
On me jette des clous
De mes habits on ne voie que des trous
Pour autant dans ma douleur je vie sans vous
Je suis fou
Je longe les égouts
J’amuse ces enfants qui me jettent des cailloux
Pourtant, je les aime du fonds de mon malheur, je ne sui pas un loup
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3 commentaires
linann · le dimanche 30 octobre 2005 à 14:19
Unjardindanslaville · le mardi 23 novembre 2010 à 12:47
gazazou · le samedi 27 novembre 2010 à 19:44
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http://www.mespoemes.net/gazazou
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