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LES MOTS(MAUX) DU COEUR

MA RUE

Le dimanche 13 novembre 2011 à 18:13, posté par GIN · 178 lectures

Ma Rue


Je ne la reconnais plus la rue de ma jeunesse.
Les pierres de ses maisons n'ont pas changé
Ce sont les habitants qui s'en sont allés.
Sans eux, elle est pleine de vide et de tristesse
Que de jeux, de rires, de joies et d'allégresse
Notre bande de jeunes lui a donné !
A la marelle, à la corde au ballon prisonnier
Aprés l'école, le soir s'assemblait sa jeunesse.

Les parfums de l'été nous attiraient dehors
Les chauve-souris effleuraient nos têtes
A la lueur des lampadaires on jouait encore
Les appels pressants des parents stoppaient la fête
Les filles se disputaient ou ne se parlaient plus.
Les jeux tournaient en bagarre chez les garçons
Le père rentrait son fils à coups de pied au cul !
Que de genoux écorchés, de cris, de chansons !

L'hiver, c'était la neige qui nous rassemblait
On profitait de sa pente pour faire de la luge
Quand venait l'heure de " Zorro" à la télé
C'était chez le curé que l'on trouvait refuge.
La rue de ma jeunesse était vibrante
Elle regroupait tous les corps de métier
Dés le matin, laborieuse et bruyante
C'était le boulanger qui la reveillait.
L'électricien partait avec son patron
Le menuisier faisait siffler ses toupies
Le maçon chargeait de sable son camion
On livrait de bonne heure l'épicerie
Le boucher, coiffeur, le marchand de journaux
Tous s'affairaient pour recevoir le client.
Nous avions quotidiennement en cadeau
Les traces bien odorantes des vaches chiant !

Parfois ,la sirène déchirait la nuit
Déclenchant le branle-bas chez les pompiers
Les enfants se cachaient au fond de leur lit
Frissonnant de peur, et de curiosité.
Les parents se mettaient aux fenêtres
Cherchant à savoir ou était le feu
Plaignant ceux qui voyaient leurs biens disparaitre
Ils appréciaient d’autant plus d’être chez eux .

Je ne la reconnais plus la rue de ma jeunesse
Artisans, paysans ont tous disparus
Il n'y a que vieillesse, silence, tristesse
Les jeunes aujourd’hui ne jouent pas dans la rue
Ils sont devant la télé ou internet
Jeux naïfs et innocents leur sont inconnus
« Ballon, marelle, saut à la corde et patinette
C’est fini, ma rue, tu ne les verras plus ».

g. reynaud
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1 commentaire

domidom · le lundi 14 novembre 2011 à 11:51

Un beau texte qui me rappelle à moi aussi toute ma jeunesse, tu n'es pas le seul à ne plus reconnaître les rues de ton enfance, désormais tout ce qui était verger et jardin est devenu béton, ainsi passe le temps , il dégrade tout, mais pourtant, nos souvenirs restent accrochés au fond de notre cerveau qui lui, n'oublie jamais rien...
A bientôt...
Domie...

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