Je t'ai allégée de moi...
Pierre,
Pour te satisfaire( rongée comme depuis le début, par ce besoin hideux de te plaire) j'ai débarrassé la maison de mes tableaux (Ils étaient nombreux) et d'une quantité effarante de livres, de livres qui, tout comme les tableaux, étaient le reflet de mon Âme. Quand j'y repense j'en ai les larmes au bord du Coeur. Oui, aussi incroyable que cela me paraisse être aujourd'hui, tu n'as rien dit , tu m'as laissé faire ce sacrilège. J'avoue que je t'en veux énormément. Je trouve cela impardonnable parce que jamais , grand Dieu jamais ,je ne t'aurais laissé te défaire ainsi de ton matériel concernant le travail du cuir, de tous tes livres qui parlaient du tir à l'arc. Cela aurait été jeter une grande partie de ton être!
Quand récemment , j'ai voulu me débarrasser de mes beaux livres de calligraphie, tu as refusé et tu les a monté au grenier en me disant: « Tu auras peut-être un jour envie de les revoir . »Aujourd'hui que je me reconstruis je t'en suis profondément reconnaissante. Je n'aurai pas ce besoin irrépressible de les racheter comme on rachète une parcelle de terre, pour compléter son territoire Je t'avoue que je rachète le maximum de livres dont je me suis séparée quand nous étions encore ensemble. Les tableaux ,hélas, je ne me peux rien faire. Ils sont perdus à jamais et d'une bien triste façon. À la déchetterie communale!Souvent j'aurais voulu qu'ils soient toujours là pour regarder un détail qui me plaisait et m'aurait redonné le goût de peindre à nouveau parce que ce que je faisais avait de la valeur à mes yeux à défaut d'en avoir pour toi. Lorsque tu es parti, emportant avec toi le moindre objet t'appartenant, tu n'as emporté aucun des tableaux que j'avais fait pour toi. Je me dis que mon art, mon Àme avait vraiment peu d'importance pour toi et quand ces pensées viennent déranger ma quiétude intérieure ,je suis ,soudainement, tellement triste. J'ai honte de n'avoir pas réussi quelque chose pouvant avoir une certaine valeur à tes yeux.Moi ,j'ai refusé furieusement que tu me prennes le sabre que tu m'as fait et offert au début de notre rencontre. Il te symbolise tellement que je ne conçois pas de m'en séparer un jour!
Gisèle
Pour te satisfaire( rongée comme depuis le début, par ce besoin hideux de te plaire) j'ai débarrassé la maison de mes tableaux (Ils étaient nombreux) et d'une quantité effarante de livres, de livres qui, tout comme les tableaux, étaient le reflet de mon Âme. Quand j'y repense j'en ai les larmes au bord du Coeur. Oui, aussi incroyable que cela me paraisse être aujourd'hui, tu n'as rien dit , tu m'as laissé faire ce sacrilège. J'avoue que je t'en veux énormément. Je trouve cela impardonnable parce que jamais , grand Dieu jamais ,je ne t'aurais laissé te défaire ainsi de ton matériel concernant le travail du cuir, de tous tes livres qui parlaient du tir à l'arc. Cela aurait été jeter une grande partie de ton être!
Quand récemment , j'ai voulu me débarrasser de mes beaux livres de calligraphie, tu as refusé et tu les a monté au grenier en me disant: « Tu auras peut-être un jour envie de les revoir . »Aujourd'hui que je me reconstruis je t'en suis profondément reconnaissante. Je n'aurai pas ce besoin irrépressible de les racheter comme on rachète une parcelle de terre, pour compléter son territoire Je t'avoue que je rachète le maximum de livres dont je me suis séparée quand nous étions encore ensemble. Les tableaux ,hélas, je ne me peux rien faire. Ils sont perdus à jamais et d'une bien triste façon. À la déchetterie communale!Souvent j'aurais voulu qu'ils soient toujours là pour regarder un détail qui me plaisait et m'aurait redonné le goût de peindre à nouveau parce que ce que je faisais avait de la valeur à mes yeux à défaut d'en avoir pour toi. Lorsque tu es parti, emportant avec toi le moindre objet t'appartenant, tu n'as emporté aucun des tableaux que j'avais fait pour toi. Je me dis que mon art, mon Àme avait vraiment peu d'importance pour toi et quand ces pensées viennent déranger ma quiétude intérieure ,je suis ,soudainement, tellement triste. J'ai honte de n'avoir pas réussi quelque chose pouvant avoir une certaine valeur à tes yeux.Moi ,j'ai refusé furieusement que tu me prennes le sabre que tu m'as fait et offert au début de notre rencontre. Il te symbolise tellement que je ne conçois pas de m'en séparer un jour!
Gisèle
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