Le Port du Grouin ( Île de Ré )...
A l'étal de basse mer, le port du Grouin
Installe sa sérénité si tranquille
Récital cependant troublé pourtant, enfin
D'escales de ces oiseaux aux cris fébriles
Régal de carte postale de sable fin
Nerval pu l'écrire, sublime est l'Île....
Salants marais vous mirent, touffes rousses
Pédalant ces peuples colorés vous montrent
Serment du vélo qui toujours, éclabousse
Levant séchant les rosées pour ces rencontres
D'accents inconnus tant perlés d'aigre-douce
Chants d'humanité en ce contre la montre....
L'abri, non, le bistrot du marin vous reçoit
L'envie bientôt de se poser des parfums
Patchouli ou de laurier, l'acte de foi
Sourit aux biens aimés quittant un chagrin
D'ici, d'ailleurs et, quand il était une fois
L'ortie ne pique plus, là, jusqu'au matin...
Sûr, ils ne se plantent pas le nez au ciel
Jurent de ne pas se moucher dans les étoiles
Gajure* du temps qui passe, infidèle
Épure simplement de rêves sur toile
Clair-obscur dans saveurs iodées et belles
Luxure ton pêché Bonheur est un voile...
*volontairement j'ai changé gageure en gajure..
Installe sa sérénité si tranquille
Récital cependant troublé pourtant, enfin
D'escales de ces oiseaux aux cris fébriles
Régal de carte postale de sable fin
Nerval pu l'écrire, sublime est l'Île....
Salants marais vous mirent, touffes rousses
Pédalant ces peuples colorés vous montrent
Serment du vélo qui toujours, éclabousse
Levant séchant les rosées pour ces rencontres
D'accents inconnus tant perlés d'aigre-douce
Chants d'humanité en ce contre la montre....
L'abri, non, le bistrot du marin vous reçoit
L'envie bientôt de se poser des parfums
Patchouli ou de laurier, l'acte de foi
Sourit aux biens aimés quittant un chagrin
D'ici, d'ailleurs et, quand il était une fois
L'ortie ne pique plus, là, jusqu'au matin...
Sûr, ils ne se plantent pas le nez au ciel
Jurent de ne pas se moucher dans les étoiles
Gajure* du temps qui passe, infidèle
Épure simplement de rêves sur toile
Clair-obscur dans saveurs iodées et belles
Luxure ton pêché Bonheur est un voile...
*volontairement j'ai changé gageure en gajure..
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2 commentaires
plumedefou · le dimanche 11 octobre 2020 à 04:13
" *volontairement j'ai changé gageure en gajure.. "
Voici ce que j'ai trouvé qui n'est pas piqué des hannetons...
N’en déplaise à bon nombre de journalistes de la télévision qui s’échinent quotidiennement à mutiler la langue française, le mot "gageure" ne rime pas avec erreur ou mineure, mais avec culture ou confiture. En effet, on ne dit pas une [gajeure] mais tout simplement une [gajure].
Pour mieux comprendre cette prononciation, commençons par disséquer ce mot étrange.
Depuis le moyen-âge, le français accole à des verbes un suffixe très pratique, le suffixe "-ure", pour signifier le résultat, le fruit d’une action. Exemple : si vous épluchez, le résultat de votre action sera une épluchure. Si vous bavez, une bavure, si vous vous blessez, une blessure. Il en va de même pour des centaines de substantifs en "-ure", comme… chaussure, raclure, ou crevure.
Gageure appartient à la même famille de mots en "-ure" et provient tout simplement du verbe "gager" (qui signifie parier).
Rafistolons maintenant notre mot.
Nous avons donc le verbe "gager" et le suffixe "-ure". Mais si vous accolez les deux, vous obtenez [gagure], un mot guttural et bien éloigné de la sonorité du verbe gager. On aurait pu, me direz-vous, utiliser le "j" dans ce mot apparu dès le douzième siècle. Mais bien avant Gutenberg, les moines copistes rechignaient à utiliser le "j", trop souvent pris pour un "i". Heureusement, ils avaient leur arme secrète : le "e" muet (appelé aussi "e" caduc). On retrouve encore aujourd’hui ce "e" muet couramment utilisé derrière le "g" dans des mots comme pigeon, encourageant, plongeon, obligeance, sauvageon, bougeoir, ou encore vengeance. Vous le voyez, le "e" sert uniquement à "adoucir" le "g" pour obtenir le son [j]. Dans notre cas, le "e" de "gageure" a donc comme simple et unique vocation de retrouver la sonorité [j] de [gajure].
La gageure, fruit de l’action de gager, est donc un pari. Aujourd’hui, on emploie surtout ce mot dans le sens de pari irréalisable, de défi au bon sens, de tour de force, et l’on emploie par exemple l’exclamation "quelle gageure !" comme l’on dirait "quel pari insensé !".
La réforme de l’orthographe de 1990 suggéra l’écriture gageüre, comme l’on écrit aigüe. Mais une langue ne se réforme pas, elle se comprend, elle se pratique. Le "e" de gageure, bien que "muet", dévoile l’histoire et l’ingéniosité du français.
Bien que je connaissais la prononciation exacte, j'étais ignorant de l'histoire.
Voici qui est comblé grâce à vous !
Amitié poétique...
Marcel, alias plumedefou;
gymnote29 · le dimanche 11 octobre 2020 à 07:33
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