Merveilleux et inoublable séjour
Quel bonheur d'être dans cet hôpital immenseQuand soudain, pour soulager une urgence
On se retrouve comme un bébé démuni
Qui, en hurlant, fait pipi dans son lit ..
J'avais pourtant pris le temps pour appeler
Ma main nerveuse, à la sonnette, accrochée
Mais le personnel manquant et trop occupé
Ne veut nullement ...avec raison, se déranger
Même scénario ^pour ces douleurs de démon
Même obligation d'obéir sans autre solution
Me menaçant aussi d'exprimer leur méchanceté

Si je persiste dans mes demandes infondées..
Et aussi ce désert pour rester propre et nette
Courbée en deux pour faire une petite toilette
Grimaçante et d'une lenteur de tortue éprouvante
Avant de voir mon hit haussé par l'aide-soignante
Alors, je réfrène ma peine et mes rancoeurs
Car sinon je vais me faire remarquer et juger
Où sont donc de jadis, ces dévouées bonnes soeurs
Qui accourraient vers vous avec humanité

Et que veut dire cette "charte" affichée
Où tout malade constamment doit être respecté
Que j'ai lu et relu les yeux écarquillés
Pour m'en détourner, l' âme ulcérée
Ce n'est qu'un horrible témoignage
Même parcours pour les examens à passer
Urgents mais vite reportés et oubliés
Dans cet univers blanc de robots sans âge
Retrouvez- vous sans médecins ni urgences
En attendant une triste mort universelle
Alors que la santé reste l'unique chance
Pour survivre dans ce monde déshumanisé

Plus de chômage.. car pas de travail
Vous ne pouvez ainsi vous présenter
Souffrante, poings et dents serrés
Afin d'être embauchée vaille que vaille
Comment chaque matin, mettre en route la machine
Blessée et abandonnée dans sa souffrance
Pour contrer ces maux tombés et indignes
Afin d'assurer seulement sa subsistance
Et où est donc ce droit si libre de grève
Si cela n'est aucunement de leurs fautes
Un droit constant et totalement engagé
Afin que ces maltraitances sautent
Peut-être revivre en des temps reculés ?
A l'aube d'une humanité primaire
Dans un grand univers glacial et désolé
Pour chercher dans la nature d'une ère tertiaire

Je veux en sourire pour ne pas en pleurer

Et retrouver mon nid inefficace mais douillet
Et alors croupir au fond de mon lit révolté
Douloureuse mais avec un restant de dignité
Vive cette indispensable santé
Réagissez avant d'y passer ..
Soulevez-vous France meurtrie
Pour remuer cette ignoble léthargie
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2 commentaires
cecel · le jeudi 3 mai 2018 à 18:57
J'approuve votre désolation mais je suis plus nuancé sur la dégradation des services hospitaliers. Nos infirmières et autres aides-soignantes font le maximum avec un minimum de moyens.
Eh oui, l'hôpital est devenu une entreprise. On pourrait même tout privatiser et ainsi faire du profit sur le dos des malades. Nous n'en sommes pas loin.
Quant à votre poème, je trouve qu’il est très bien écrit. La poésie est plus un cri comme il m’arrive d’en pousser.
Je reviendrai vous lire car j’ai été séduit par l’écriture.
Amitiés poétiques.
Marcel
hameau64blanc · le jeudi 3 mai 2018 à 20:37
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