Constat limpide et détaché
Coeur humain insondable et sans bontéFait d'apparences et de dissimulations
De fausses amitiés et d'amours intéressés
Qui détruisent ceux purs et sans ambitions
Savoir garder son être et sa solitude
Imparfaite, je suis, mais le sachant
Y puiser une force sans haine ni lutte
Face aux impudeurs et vilénies tombant
J'aime tant la compagnie des bêtes
Sauf toutes celles rampant et attaquant
Chiens et chats au coeurs plein de fête
Oiseaux libres de contraintes les avilissant
Bêtes sauvages seulement guidés par l'instinct
Jolis papillons multicolores et insectes utiles
Et ces malheureux destinés aux abattoirs pour la fin
Qui même ne peuvent se débattre face à l'horrible
La nature est pourtant tellement belle
Les saisons se succédant avec leurs secrets
La nuit pleine de mystères qui s'entremêlent
Le calme des océans après la tempête déchaînée
L'homme a évolué mais par sa stupidité
Et son orgueil démesuré qui, peu à peu
Détruit tout ce qui est naturel et inné
Tout ce monde qui ne devrait qu'être heureux
Monde de robots emplis d'idées vaines
Avides de richessses et de renommée
Il s'écroulera un jour, victime de lui même
De sa bêtise et de son esprit insensé
Je resterai donc avec mon âme de poétesse
Voguant au dessus de cet univers désolant
Grande marguerite ou petite pâquerette
Perdues dans un champ où se répand le sang
Pas encore de note
· connectez-vous pour noter
3 commentaires
susan* Coquelicot * · le lundi 14 mai 2018 à 06:34
Qu'il est beau ton poème et merci de parler avec autant de compassion de la nature…
Je suis comme toi, j’aime les animaux, les fleurs…Mais pas les rampants !
Que ferions-nous sans toute cette beauté qui nous est offerte au grès des saisons ?
Merci Michèle pour ce joli partage poétique.
Belle journée à toi.
Amitiés.
Susan
cecel · le lundi 14 mai 2018 à 08:06
Que de similitudes dans notre philosophie de la vie !
Ce sublime poème est soit une ode, soit une complainte ou les deux probablement.
On ne peut rester insensible face à la désolation envahissante et destructrice, à la déshumanisation mais tellement admiratif de cette nature qui renaît sans cesse de ses cendres.
J'aime ce cri, ce combat !
Merci Michèle et à très bientôt.
Amitiés
Marcel
hameau64blanc · le lundi 14 mai 2018 à 09:28
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.