Epitaphe de François Fillon
http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/francois_villon/epitaphe_et_rondeau.html
Ci François toujours va gésir
Sans donner d’honneur à son nom,
Sans avoir comblé son désir
De seoir aux Français en patron.
L’Histoire le dira fripon.
Il garda tout, chacun le sait,
Comme avec l’or fit Harpagon.
Braves gens, dites ce verset :
Mais honte, Bon Dieu, point n’eut-il
De ne penser qu’à sa gamelle,
À ses enfants, à son oiselle,
Quand d’autres étaient en péril ?
Il fut élu comme incivil :
Justice a bonne balancelle ;
Mais honte, Bon Dieu, point n’eut-il ?
Rigueur lui commanda l’exil
Et de regrets qu’il se flagelle,
Nonobstant qu'il dît : " J'en appelle ! "
Qui n'est pas terme trop subtil.
Mais honte, Bon Dieu, point n’eut-il ?
Ci François toujours va gésir
Sans donner d’honneur à son nom,
Sans avoir comblé son désir
De seoir aux Français en patron.
L’Histoire le dira fripon.
Il garda tout, chacun le sait,
Comme avec l’or fit Harpagon.
Braves gens, dites ce verset :
Mais honte, Bon Dieu, point n’eut-il
De ne penser qu’à sa gamelle,
À ses enfants, à son oiselle,
Quand d’autres étaient en péril ?
Il fut élu comme incivil :
Justice a bonne balancelle ;
Mais honte, Bon Dieu, point n’eut-il ?
Rigueur lui commanda l’exil
Et de regrets qu’il se flagelle,
Nonobstant qu'il dît : " J'en appelle ! "
Qui n'est pas terme trop subtil.
Mais honte, Bon Dieu, point n’eut-il ?
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