Un point c'est tout !
Un point , c'est tout
Un point c'est tout, dit- on parfois .
Et vraiment c'est tout …un programme!
Car il y a, de points, un choix
Très étendu, toute une gamme.
Le plus beau et le plus graphique
Est le point d'interrogation :
Très attentif à son physique
Il attir' l'œil à sa façon.
Courbant le chef pour vous séduire,
Buste galbé mais pied bien droit,
Il laiss' le doute s'introduire
Et n'est pas celui que l'on croit .
Plein de promesse et d’attraction
C'est le chouchou des démocrates,
Pas comm' le point d'exclamation
A la raideur de l'autocrate.
Car ce dernier, définitif,
Autoritaire et tyrannique,
A des aspects coercitifs
Et n'admet jamais la critique.
J'en viens au point de suspension,
Un condensé de flemmardise :
Sans vous donner d'explication
Il laisse en plan l'idée promise.
A moins que ce ne soit voulu,
Laissant oeuvrer l'imaginaire,
Laissant la place à l'imprévu
Que le lecteur pourra parfaire.
Le point-virgule est l'indécis
Qui ne sait plus où est sa route,
Si le trajet est bien fini,
Ou si encore plane un doute.
Mais j'aperçois qu'arrive après
Ces points aux divers caractères,
Tous ces ronds points, ces points carrés,
Le point final, le plus austère.
Car c'est celui qui met un terme
Au douloureux cheminement
De la pensée, et soudain ferme
La porte au développement.
Or quand viendra le point final
De l'existenc' que nous menons,
Quel sera notre sort fatal,
Fin des points d'interrogation?
Envoyé de mon iPhone
Un point c'est tout, dit- on parfois .
Et vraiment c'est tout …un programme!
Car il y a, de points, un choix
Très étendu, toute une gamme.
Le plus beau et le plus graphique
Est le point d'interrogation :
Très attentif à son physique
Il attir' l'œil à sa façon.
Courbant le chef pour vous séduire,
Buste galbé mais pied bien droit,
Il laiss' le doute s'introduire
Et n'est pas celui que l'on croit .
Plein de promesse et d’attraction
C'est le chouchou des démocrates,
Pas comm' le point d'exclamation
A la raideur de l'autocrate.
Car ce dernier, définitif,
Autoritaire et tyrannique,
A des aspects coercitifs
Et n'admet jamais la critique.
J'en viens au point de suspension,
Un condensé de flemmardise :
Sans vous donner d'explication
Il laisse en plan l'idée promise.
A moins que ce ne soit voulu,
Laissant oeuvrer l'imaginaire,
Laissant la place à l'imprévu
Que le lecteur pourra parfaire.
Le point-virgule est l'indécis
Qui ne sait plus où est sa route,
Si le trajet est bien fini,
Ou si encore plane un doute.
Mais j'aperçois qu'arrive après
Ces points aux divers caractères,
Tous ces ronds points, ces points carrés,
Le point final, le plus austère.
Car c'est celui qui met un terme
Au douloureux cheminement
De la pensée, et soudain ferme
La porte au développement.
Or quand viendra le point final
De l'existenc' que nous menons,
Quel sera notre sort fatal,
Fin des points d'interrogation?
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8 commentaires
henridurtal · le dimanche 28 janvier 2018 à 08:34
Avec la phrase des potaches :
"Circule virgule ou j't'apostrophe!"
Mais ça aurait fait tache.
Bon dimoche (par ce temps gris).
La Mouche Nounouche · le dimanche 28 janvier 2018 à 09:38
Tant pis pour virgule mise au coin
Car elle ne sait pas sortir les poings
Vraiment ton texte marque des points"
Bon dimanche avec un petit soleil timide qui semble vouloir poindre ici mais point d'empressement. . . Yves
henridurtal · le dimanche 28 janvier 2018 à 11:22
clairedeterre · le dimanche 28 janvier 2018 à 14:50
Il ne laisse pas en plan l'idée promise.Au contraire,il ouvre à l'imaginaire du lecteur sa part de possible et de création.Il me fait penser au"sfumato"de Léonard,
et à la perspective cavalière.Il introduit de la profondeur et adoucit l'expression de l'auteur,en la mettant en quelque sorte en"suspens".
Si vous l'écoutez bien,
Le point de suspension
Laiss' grand-ouvert
La porte à l'imaginaire...
Clairedeterre
henridurtal · le dimanche 28 janvier 2018 à 18:44
évite de trop se creuser les méninges, laissant le lecteur travailler).
clairedeterre · le dimanche 28 janvier 2018 à 19:40
Il ne remplace pas une idée qui n'aurait pas achevé de s'exprimer.C'est seulement un prolongement de l'idée
son sillage...
Comme dans un tableau,tout n'est pasd'une netteté absolue.Un 1er plan lisible est nècessaire ,mais d'autres peuvent être plus flous et invitent au voyage.
C'est même dans cela que réside la poésie.
Evidemment c'est mon ressenti.
Que pensez-vous de l'abscence totale de ponctuation?
henridurtal · le dimanche 28 janvier 2018 à 21:02
taia · le lundi 29 janvier 2018 à 08:08
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