Devant un portrait de Rimbaud

Devant un portrait de Rimbaud
Que penses-tu, Rimbaud, le menton dans la main
Et le regard perdu dans un monde de rêves ?
Ton esprit flotte ainsi que le vent sur les grèves,
Que tes cheveux épars comme ceux d’un gamin.
Songes-tu à ces vers que tu feras demain,
A l’ingrate Nina, aux astres qui se lèvent,
Aux saisons, aux châteaux, à ceux qui vont sans trêve,
Au bateau ivre qui toujours suit son chemin ?
Penses-tu aux amis, penses-tu à Verlaine,
A tous vos désaccords, à toutes vos fredaines,
Ce que sont devenus vos gages d’amitié ?
Où songes-tu déjà à de nouveaux voyages
Qui au Moyen Orient pourraient bien t'entraîner
En immolant ta Muse, au gré des marchandages ?
Que penses-tu, Rimbaud, le menton dans la main
Et le regard perdu dans un monde de rêves ?
Ton esprit flotte ainsi que le vent sur les grèves,
Que tes cheveux épars comme ceux d’un gamin.
Songes-tu à ces vers que tu feras demain,
A l’ingrate Nina, aux astres qui se lèvent,
Aux saisons, aux châteaux, à ceux qui vont sans trêve,
Au bateau ivre qui toujours suit son chemin ?
Penses-tu aux amis, penses-tu à Verlaine,
A tous vos désaccords, à toutes vos fredaines,
Ce que sont devenus vos gages d’amitié ?
Où songes-tu déjà à de nouveaux voyages
Qui au Moyen Orient pourraient bien t'entraîner
En immolant ta Muse, au gré des marchandages ?
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13 commentaires
plumeflore · le mercredi 7 février 2018 à 19:23
Marc!
Clairedeterre · le mercredi 7 février 2018 à 23:35
[...SONT tes cheveux épars comme ceux d'un gamin.
...Au bateau ivre qui toujours POURsuit son chemin]
Belle interrogation dans sa grande simplicité.
Clairedeterre · le mercredi 7 février 2018 à 23:54
Henridurtal · le jeudi 8 février 2018 à 04:26
taia · le jeudi 8 février 2018 à 08:02
henridurtal · le jeudi 8 février 2018 à 09:34
Avais-tu lu mon message suite à mon poèmes "Un lieu Magique"?
taia · le jeudi 8 février 2018 à 10:29
henridurtal · le jeudi 8 février 2018 à 12:50
taia · le jeudi 8 février 2018 à 13:55
clairedeterre · le jeudi 8 février 2018 à 17:28
Voilà comme je l'ai ressenti spontanément ,en le lisant:
"Au bateau ivre,(5)qui toujours,(3)suit son chemin(4)
"Au bateau ivre,qui toujours,poursuit son chemin(13)
Avec les virgules,j'ai ressenti comme faible en rythme "suit son chemin".
J'ai éprouvé le besoin de l'appuyer sur la force d'une syllabe précèdée d'une consonne.
De la différence entre l'écrit et l'oral..
Clairedeterre
clairedeterre · le jeudi 8 février 2018 à 17:29
Voilà comme je l'ai ressenti spontanément ,en le lisant:
"Au bateau ivre,(5)qui toujours,(3)suit son chemin(4)
"Au bateau ivre,qui toujours,poursuit son chemin(13)
Avec les virgules,j'ai ressenti comme faible en rythme "suit son chemin".
J'ai éprouvé le besoin de l'appuyer sur la force d'une syllabe précèdée d'une consonne.
De la différence entre l'écrit et l'oral..
Clairedeterre
henridurtal · le jeudi 8 février 2018 à 18:00
... pour retomber sur ses pieds !
Susan (Coquelicot ) · le jeudi 22 février 2018 à 08:27
Je découvre ce poème et je le trouve très beau ...
J'ai eu la chance d'aller sur les pas de Rimbaud en visitant le musé qui lui ai consacré à Charleville-Mézières ...
Lorsque l'on voit le moulin et la Meuse qui coule à ses pieds, on comprend la beauté de ces poèmes , ceux qui parlent de la nature bien sûr !!!
Merci Henri pour ce partage , que j'ai aimé lire .
Bonne journée. Amitiés poétiques. Susan.
http://www.mespoemes.net/susanchevalier
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