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ERRANCE ET ERREMENTS

(poésie 01) RESSENTIMENT

Le mercredi 14 décembre 2011 à 17:06, posté par Hopalong · 892 lectures

J’ai jeté l’éponge dans le combat que dans l’ombre un être malveillant a choisi de me mener. J’aurais eu tellement d’autres textes, existants ou à venir, à proposer ; à soumettre ; à PARTAGER.

Merci à ceux à qui j’ai eu l’heur d’agréer. Qui aimaient ce que j’avais proposé au fil de cette dizaine de jours (14 au 24 décembre 2011).
Note : 1/10 (1 vote) · connectez-vous pour noter

17 commentaires

Loïc (administrateur) · le mercredi 14 décembre 2011 à 21:35

Bienvenue Maurice,

Afin de mieux connaître les rouages techniques et surtout humains de notre communauté, je conseille vivement la lecture de la page "Fonctionnement" sur http://www.mespoemes.net/avisdesmembres . Et pour toute question, je suis joignable sur [email protected].

Bonne continuation !

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http://www.mespoemes.net/avisdesmembres

Loïc · le mercredi 14 décembre 2011 à 21:38

Sur une note personnelle : ceci n'est pas encore un poème classique, pour plusieurs raisons. Mais tu n'en es pas si loin. Si tu es intéressé, je peux t'expliquer les détails.

Amitiés !

Maurice CURIE · le mercredi 14 décembre 2011 à 22:17

@ notre ami Loïc, l'administrateur,

C'est ce jour que j'ai débarqué sur, et adopté, votre - ou TON si tu le permets - très plaisant site MesPoèmes.com ; en louant l'immédiateté des parutions. Ah ça oui !

Euh... au rapport de la sécheresse - la férocité ? - du contenu, le choix du mot mien "classique", présentement, ne couvre pas le fond, c'est sûr. Car on n'est pas dans la tonalité élégiaque ou romantique d'un LAMARTINE ou d'un BAUDELAIRE ou d'un MUSSET... Je voulais parler de la prosodie, que je respecte dans le classicisme : application rigoureuse des règles dans la syllabation, la réalisation du E articulé devant une consonne, ou encore l'alternance des rimes féminines et masculines, etc.
Je proposerai certainement, à terme, une pièce de facture classique, stricto sensu.

Merci Loïc de ton accueil sur ton site. J'apprécie.

Loïc · le mercredi 14 décembre 2011 à 23:49

Oh non, je n'ai rien à redire au fond, élégant, et pourquoi pas dans la lignée ou l'influence des poètes que tu cites, même si tu t'en défends un peu ; je parlais bien de la forme, qui pèche.

Je fais le détail (c'est rapide, juste une ou deux choses).

La plus essentielle : l'alternance est respectée, et c'est heureux, mais pas le nombre. C'est la deuxième règle essentielle de rime classique : singulier rime avec singulier, pluriel avec pluriel (sachant qu'un mot "pluriel" est un mot se finissant par S, X ou Z, même si grammaticalement il est singulier, comme "une croiX". Donc tu vois le problème qui se pose avec les rimes de chacun des 4 quatrains.

De plus, trois fois rien cette fois, tu as commis un affreux crime : il y a un hiatus au vers 5 : "j'aurai été" (de plus, un hiatus avec deux fois le MÊME son !).

Cela dit, chacun fait sa poésie comme il l'entend. Si tu respectes les E prononcés dans la scansion de l'alexandrin mais que tu ignores telle ou telle règle classique, tu fais du néo-classique, genre Aragon (qui a FAIT du classique, mais qui ne détestait pas s'en détourner légèrement à l'occasion.) Moi-même je fais du quasi-classique en répudiant quelques micro-règles sans fondement moderne.

Dernière note : Mespoemes n'est pas "mon" site, je suis juste un poète qui sert aussi de gardien. Il y a bon nombre de poètes ici qui étaient là avant même que je découvre le site.

A ton service, n'oublie pas mon adresse mail et fais un tour sur la page "Fonctionnement" que j'ai indiquée, c'est utile pour démarrer rapidement !

Amitiés Maurice.

http://www.mespoemes.net/cellox

Imparfait · le mercredi 14 décembre 2011 à 23:59

Bienvenue Maurice sur le site avec un poème très fort sur le ressenti que nous pouvons avoir après une rupture et heureusement que nous ne mettons pas nos pensées en application sinon, beaucoup d'entre nous deviendraient des assassins.
Effectivement c'est une belle alternance de rimes puisque le ABBA reste une douce lecture mais les règles du classique pur sont rigoureuses car l'oeil doit pouvoir se régaler autant que l'esprit et c'est pour ça que la prosodie du classique est si particulière.
Je note un hiatus dans "j'aurai-été".
et des erreurs de rimes car un singulier ne peut rimer qu'avec un singulier et un pluriel qu'avec un pluriel.
exemple quatrain 1 "horizonS avec raison"
quatrain 2, "sentimentS avec ressentiment" de plus en classique nous n'avons pas le droit de faire rimer deux mots de même racine.
quatrain 3 "malsaineS et haine" et quatrain 4 "mort et remords".
Nous n'avons pas la prétention d'écrire du Lamartine, Baudelaire que j'adore, ou Musset sur le site, mais les poètes classiques écrivent en respectant les règles et se corrigent mutuellement en cas d'erreur et dans un bon esprit parce qu'ici nous sommes tous des amis poètes et personne n'est supérieur à personne.
Au plaisir de vous lire.
Amicalement.

Imparfait · le jeudi 15 décembre 2011 à 00:02

Comme de quoi mon cher Loïc, les grands esprits se rencontrent puisque nous étions tous les deux en train de dire la même chose!!!!
Amitié.

Domidom · le jeudi 15 décembre 2011 à 10:16

Bonjour!!!
C'est un beau poème, plus néo que classique, mais bon, chacun écrit à sa façon, nul chez nous n'a la prétention d'égaler Baudelaire, l'orgueil serait démesuré.....
Mes poèmes.net, est d'abord un site d'amitié et d'échange...
Alors, bienvenue parmi nous...
A bientôt....Domie....

Maurice CURIE · le jeudi 15 décembre 2011 à 16:06

Merci à "Imparfait" et "Domidom" qui parachèvent la démarche de l'ami Loïc en m'accueillant - en m'adoubant, en quelque sorte.
Il me plaît d'être taxé de néoclacissisme, tant il est vrai que je m'affranchis de certaines contraintes dans mes productions prétendument "classiques". Ah ! si j'avais eu la bonne idée de parler, au bas de ma pièce ci-dessus, de vers traditionnels, c'eût été plus approprié ! A l'instar de Loïc, je répudie çà et là "quelques micro-règles sans fondement moderne". Ainsi n'usé-je jamais de la diérèse (dé-vo-ti-on me paraît suranné), et je souscris au hiatus si besoin est (seul le futur antérieur était de mise dans "j'aurai été pétri" ; donc pas de S ; donc hiatus), et si je respecte l'alternance rimes masculines/rimes féminines, je n'adhère pas c'est vrai (mea culpa) à la contingence qui proscrit un nom au pluriel rimant avec un nom au singulier. (Tiens, j'eusse pu écrire "remords" sans S, à la manière de Baudelaire, qui n'eût pas disconvenu avec "mort", dans la 4° strophe.)

Bref, je ne louerai jamais assez la rencontre que je fais de gens versés dans la chose, je cautionne leurs (vos) appréciations aussi pertinentes qu'éclairées. Curieusement je n'en avais pas pris la mesure : faute de faire de la poésie classique, je fais dans le néoclassique. Moi qui ne manquais pas, dans une vie antérieure avec une musicienne - enfin, une pratiquante de piano - celle qui essuie les plâtres dans ma pièce "Ressentiment" - de faire le distinguo "grande musique" et "musique classique" ! Je répète : je voulais parler de vers traditionnels. Un mot encore : qui ne s'affranchit pas allégrement de la contrainte d'articuler le E final de jalousie(s) ou perfidie(s) devant une consonne ? Tant la chose est obsolète, n'est-ce pas ?

Amitiés à tous trois. Bravo pour votre clairvoyance ! Content d'être des vôtres.

Loïc · le vendredi 16 décembre 2011 à 17:22

"qui ne s'affranchit pas allégrement de la contrainte d'articuler le E final de jalousie(s) ou perfidie(s) devant une consonne ?"

Eh bien... personne ne s'en affranchit ! Néo ou classique, peut importe : si on ne prononce pas tous les E qui doivent l'être, un alexandrin n'en est pas un, et point final.

Mais... l'exemple donné (le E de "perfidies") est étrange : peu importe ce qui suit, il est absolument interdit de prononcer le E d'un "IES" ou "EES". C'est justement face à cette dérive que Malherbe a imposé que seuls les E *après* consonne soient prononcés, pour empêcher les anciens malins du Moyen-Age de continuer à gagner un pied facilement en prononçant "la perfidi-EU". Cette chose dont tu parles ne s'est plus jamais faite depuis le XVIe siècle !

Au niveau des E donc, tes alexandrins sont de vrais alexandrins. Pas classiques, mais au moins reconnus comme alexandrins viables en néo.

Pour "remord", tu aurais pu en effet enlever le S. C'est suranné, mais accepté.

Quant au hiatus et à la diérèse, le néo exclut les deux. Par contre le classique de Rimbaud, Hugo et Baudelaire les exige absolument. Encore une fois, tout est une question de choix personnel.

Amitiés !

http://www.mespoemes.net/cellox

Maurice CURIE · le dimanche 18 décembre 2011 à 07:02

@ notre ferré Loïc,

J'ai cru utile de poursuivre cet échange enrichissant ici, plutôt qu'ailleurs (mais où, ailleurs ?). Avec un temps de réserve qui me permettrait d'accréditer, par des preuves que je chercherais, que dans des mots terminés par la lettre E APRES UNE VOYELLE (chambrée, nuitée ; ironie, perfidie), ce E est réalisé à l'oral. En vérité un très prolifique (et talentueux) Victor HUGO évite cette occurrence devant une consonne, mais dans les rares cas où cela se produit devant une consonne justement, la syllabe est articulée. Pour preuve son vers (tiré de Quand deux coeurs en s'aimant ont doucement vieilli) : "Chérie, n'est-ce pas ? cette vie est la nôtre !"

Qui aujourd'hui, Loïc, mettrait six syllabes dans le premier des deux hémistiches ? C'est de ce type de contraintes que l'on s'affranchit. Quant à moi, je ne suis pas sans savoir que le singulier eût été de mise, avec par exemple : "vers un autre horizon". J'ai décidé que "vers d'autres horizons" siérait mieux.

Bien cordialement et intellectuellement (poétiquement ?). Amitiés.

Loïc · le mercredi 21 décembre 2011 à 21:44

Je reviens tardivement sur cette discussion : je maintiens absolument que prononcer le E de "Chérie" est absolument interdit ici, Hugo ou pas Hugo. Voici ce que j'ai trouvé sur Internet concernant ce vers :

"Le poème est cité maintes fois sur Internet, mais toujours avec ce vers qui est faux selon la prosodie classique :

Chérie, n’est-ce pas? cette vie est la nôtre.

On dirait que le premier qui a donné ce poème a mal recopié et que tous les autres par la suite se sont contentés d’un copié-collé." Fin de citation.

Malherbe en personne, vers 1600, a définitivement banni ce procédé ridicule largement employé par les écrivaillons du Moyen-Age; ce n'est certainement pas Hugo, surhomme du classique de Malherbe, qui allait courber des règles qui existaient déjà depuis 3 siècles. Comme ce vers est tiré d'un recueil posthume fait de poèmes de second ordre non publiés de Hugo, ça pourrait expliquer l'erreur de recopiage, ou pourquoi pas, une faute de sa part ? Mais pas volontaire, ça aurait été une hérésie.

Il s'agit donc, évidemment, d'une erreur quelconque, comme l'oubli d'un "O !" devant "chérie"...

Dernière note : d'après me recherches, le dernier poète à avoir prononcé ce genre de E est Ronsard, avec :

"Marie, qui voudrait votre nom retourner", au XVIe.


Amitiés !

Maurice CURIE · le jeudi 22 décembre 2011 à 08:23

Thanks buddy... Your remarks are always relevant.
(Merci mon pote. Tes remarques sont toujours de bon aloi.)

Loic · le vendredi 23 décembre 2011 à 01:54

Thanks for the translation, but seeing as I teach English too, I hardly needed it !

No, thank YOU for your remarks about this damned -IE ; thanks to them, I have now learnt, through my research, a couple of things I didn't know before !

That's what sharing is all about !

Maurice CURIE · le vendredi 23 décembre 2011 à 09:25

YOU speak English, Loïc my pal, but not everybody does. Or do they ?

Thank YOU in return ; for everything.

valchat · le vendredi 23 décembre 2011 à 13:18

Bonjour Maurice,
Merci pour vos "coms" qui m'ont encouragé à continer d'écrire, nous semblons avoir certaines émotions en commun...amitiés
http://www.mespoemes.net/valchat

Maurice CURIE · le vendredi 23 décembre 2011 à 20:29

@ Valchat,

Reçu 5 sur 5 chère Valérie. Vous constatez ci-dessus ma propre acrimonie. Nous avons en effet en commun d'avoir connu une semblable... déconvenue (euphémisme !). Il faut une éternité pour s'en remettre. Quand bien même on se reconstruit avec quelqu'un d'autre... Bien cordialement.

Maurice CURIE · le vendredi 23 décembre 2011 à 20:35

Hé ! hé ! un troll a sévi, qui a fait choix de mettre la note de 1 sur 10 à CHACUN DE MES POEMES . C'est mignon de connerie, ce coup plus affligeant et lâche qu'injustifié (!)

Je devine qui c'est, en fait...

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