Jeu d'Ombre Et de Lumière

(Photo pixabay)
Jeu d'Ombre Et De Lumière
Depuis que le soleil embrase les matins
Et que la pleine lune hypnotise la terre,
Il suffit d'une étoile éclairant les chemins
Pour qu'inlassablement le miracle s'opère.
Elle s'invite encor, juste pour un instant,
Offrant à l'Univers un peu de sa chimère ;
Elle effleure le sol, jamais on ne l'entend,
Comme une ballerine élégante et légère.
Elle aime la chaleur mais respire ce froid
Qui s'enfuit doucement devant l'heure éphémère,
Et quand sonne midi personne ne la voit,
Elle épouse le jour, fidèle partenaire.
Obscurs sont les dessins et pourtant si joyeux
Quand ils charment parfois ce noir qu'elle vénère,
Mais il arrive aussi qu'elle brouille les yeux
Lorsqu'elle erre le soir au fond d'un cimetière.
Et qui peut la sortir de cet anonymat,
De cet amour maudit dont elle est prisonnière ?
Le reflet de quelqu'un dont l'ultime schéma
Serait simplement d'être une ombre sans lumière.
(Droits d'auteur réservés)
Patricia (Imparfaitlibre)
Jeu d'Ombre Et De Lumière
Depuis que le soleil embrase les matins
Et que la pleine lune hypnotise la terre,
Il suffit d'une étoile éclairant les chemins
Pour qu'inlassablement le miracle s'opère.
Elle s'invite encor, juste pour un instant,
Offrant à l'Univers un peu de sa chimère ;
Elle effleure le sol, jamais on ne l'entend,
Comme une ballerine élégante et légère.
Elle aime la chaleur mais respire ce froid
Qui s'enfuit doucement devant l'heure éphémère,
Et quand sonne midi personne ne la voit,
Elle épouse le jour, fidèle partenaire.
Obscurs sont les dessins et pourtant si joyeux
Quand ils charment parfois ce noir qu'elle vénère,
Mais il arrive aussi qu'elle brouille les yeux
Lorsqu'elle erre le soir au fond d'un cimetière.
Et qui peut la sortir de cet anonymat,
De cet amour maudit dont elle est prisonnière ?
Le reflet de quelqu'un dont l'ultime schéma
Serait simplement d'être une ombre sans lumière.
(Droits d'auteur réservés)
Patricia (Imparfaitlibre)
5 commentaires
Rachelle · le vendredi 30 août 2024 à 09:18
ditesledonc · le samedi 31 août 2024 à 23:44
Tu es bien dure avec cette bonne étoile ;le "malin" parfois la dévie de sa trajectoire
mais pas toujours heureusement.
Bises
Pierre T
vertflo · le lundi 2 septembre 2024 à 14:24
Jolies facettes de ce jeu d'ombre et de lumière.
Sincèrement je suis encore ''ébloui'' par ton texte.
Pour moi, une poésie réussie, c'est quand ça rend ''jaloux'' le lecteur de ne pas l'avoir écrite.
Mais une jalousie dans le bon sens, pas dans celui d'un désir de revanche, non disons plus simplement que c'est de l'admiration avant tout qui pousse à cette ''jalousie littéraire'' bien normale je pense car cela prouve que l'on a été plus que sensible et attentionné au texte.
Il est ''clair'' que ce poème est une réflexion aussi sur la vie.
Le lever du jour comme une naissance, et le coucher de soleil comme une fin de vie, et entre ces deux passages, il y a une petite lueur d'espoir, mais elle est faible car on repasse ''aussi sec'' à des pensées plus noires avec cette ''ombre qui erre le soir au fond d'un cimetière.
J'ai bien aimé entre autre : '' Et que la pleine lune hypnotise la terre ''
Oui, il ya une sorte de fascination entre ces deux mondes, plus à mon avis qu'avec le soleil.
Le soleil chauffe et brûle, un point c'est tout.
Il n'est pas fait pour rêver.
La lune, même si on a marché dessus garde toujours une part de mystère et d'élégante fascination.
Elle est propice à tous les états d'âme.
En résumé, le soleil , on ne peut pas le regarder en face, il nous brûlerait les yeux, alors que la lune s' offre ouvertement à nos yeux, pudiquement nue lorsqu'elle nous invite la nuit à la regarder et à l'admirer.
Voilà, il y aurait encore beaucoup de choses à dire sur ce sujet ombre et lumière, mais ton poème en a fait un magnifique résumé.
'' Très belle plume '' te dirait l'ami Pierrot en écrivant au clair de la lune.
Bien amicalement et poétiquement
Claude
José · le mercredi 4 septembre 2024 à 17:37
Merci pour ce beau texte, bises.
imparfaitlibre · le jeudi 5 septembre 2024 à 09:46
Bonjour Pierre,
Bonjour Claude,
Bonjour José,
Merci à vous 4 pour votre visite sous mes mots et pour vos messages qui, comme j'aime à le dire, sont le ressenti du lecteur vis à vis de l'écrit d'un auteur car, dans ce poème, je fais juste référence à l'ombre naturelle que l'on peut voir dans différents lieux et à différentes heures de la journée.
Lorsque je dis "elle effleure le sol" car jamais elle ne fait de bruit lorsqu'elle arrive et, lorsque le soleil est au zénith alors elle disparaît pour se confondre avec lui!
Lorsqu'il fait très chaud alors on recherche sa fraîcheur juste pour un moment de bien-être mais finalement elle est sombre et beaucoup, moi la première, y préfère la chaleur du soleil.
L'ombre reste toujours et pour beaucoup cette présence, bonne ou mauvaise, qui n'est pas ou qui n'est plus mais qu'il est souvent difficile d'oublier.
Mais que serait l'ombre s'il n'y avait pas de lueur pour la contraster? Les nuits sans pleine lune, l'ombre n'existe pas sauf celles qui errent inlassablement car nous avons tous en nous cette part d'ombre que nous ne dévoilons jamais.
Merci encore à vous tous pour vos visites et pour la gentillesse de vos mots.
Belle journée amie et amis de plume et d'émotion.
Bises à vous 4
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