L'Inoubliable

(Photo pixabay)
Un seul être vous manque et tout est dépeuplé
Lamartine
L' Inoubliable
Sous les draps satinés d'un amour en absence,
Tu vis à contretemps les mirages nerveux
Du désir interdit caressant les cheveux
D'éternels idéaux que ta mémoire offense.
Mais que sont devenus ces matins sans sommeil
Et ce doux crépuscule annonçant le vertige ?
Caché sous la paupière un murmure voltige
Et finit par s'unir au ciel rouge vermeil.
Puis les jours et les nuits inventent la lumière,
Et piétinent ce noir cachant ton avenir ;
Les mois et les saisons viennent te retenir
Sur un calendrier d'attente meurtrière.
Tu frôles de tes bras l'absence d'un soupçon,
Tu touches de tes mains les courbes de ce vide
Qui parfois te fait peur mais qui souvent te guide
Au-delà d'un bien-être, au-delà d'un frisson.
Alors en étouffant les feux d'un esclavage,
Tu vois tous les démons et les anges maudits
Déchirer ton histoire, Enfer ou Paradis,
Et brûler par leurs yeux ton dernier coin de page.
(Droits d'auteur réservés)
Patricia (Imparfait)
Un seul être vous manque et tout est dépeuplé
Lamartine
L' Inoubliable
Sous les draps satinés d'un amour en absence,
Tu vis à contretemps les mirages nerveux
Du désir interdit caressant les cheveux
D'éternels idéaux que ta mémoire offense.
Mais que sont devenus ces matins sans sommeil
Et ce doux crépuscule annonçant le vertige ?
Caché sous la paupière un murmure voltige
Et finit par s'unir au ciel rouge vermeil.
Puis les jours et les nuits inventent la lumière,
Et piétinent ce noir cachant ton avenir ;
Les mois et les saisons viennent te retenir
Sur un calendrier d'attente meurtrière.
Tu frôles de tes bras l'absence d'un soupçon,
Tu touches de tes mains les courbes de ce vide
Qui parfois te fait peur mais qui souvent te guide
Au-delà d'un bien-être, au-delà d'un frisson.
Alors en étouffant les feux d'un esclavage,
Tu vois tous les démons et les anges maudits
Déchirer ton histoire, Enfer ou Paradis,
Et brûler par leurs yeux ton dernier coin de page.
(Droits d'auteur réservés)
Patricia (Imparfait)
8 commentaires
vertflo · le dimanche 17 novembre 2024 à 00:49
Un seul ''hêtre'' vous manque et tout est dépeuplé.
Joli ''bouleau''...pardon boulot d'écriture.
C'est le genre de poésie qui me donne le vertige !
Chaque strophe est inoubliable.
Mais où vas-tu chercher tout ça ?
Je connaissais ta qualité d'écriture, mais là j'ouvre tout grand les yeux et je suis plus qu'ébahi.
Franchement, quand je lis ça, j'ai envie d'arrêter de ''pondre''et de ranger mon stylo dans son étui.
Je revendique de ne pas exagérer dans mes propos, quand c'est beau, c'est beau et il n'est pas interdit de le dire.
Quand on décortique chaque strophe, il y de quoi se remplir les yeux de phrases et d'images particulièrement subtiles et délicieuses.
Je voulais en sélectionner quelques unes mais je n'y arrive pas.
TOUT EST TRES BON
C'est extrêmement rare de faire un tel constat.
Sur le fond du poème , il y a tellement de choses à dire et à développer car chaque strophe (même en faisant partie de l'ensemble du poème) a sa propre dimension émotionnelle et sa propre particularité.
Tout est lié, mais tout peut se défaire et se lire séparément comme s'il ne s'agissait que d'un ''pan'' du poème.
Un peu comme un calendrier où il y a tous les mois dans le même contenu mais où chaque mois a une présence personnelle et donne une image indépendante de l'ensemble.
C'est cela aussi la poésie.
Dans un même thème d'inspiration, arriver à
ne pas lasser le lecteur et au contraire, lui donner envie de poursuivre avec gourmandise le voyage poétique proposé par l'auteur.
Amitié
Bises
Claude
vertflo · le dimanche 17 novembre 2024 à 00:54
Au niveau de l'image qui illustre le poème, pourquoi ce feu, pourquoi détruire les écrits , les brûler pour les voir consumer ?
Il y aurait certainement plein de réponses à donner en regardant ce feu.
Peut-être essaie t-on d'oublier que l'on s'enflamme trop vite parfois ?
Rachelle · le dimanche 17 novembre 2024 à 06:23
José · le dimanche 17 novembre 2024 à 08:52
Mais on peut en lire une deuxième, surtout à la lecture du quatrain final: un amour où l'un tente de posséder l'autre au point de l'exposer "aux feux de l'esclavage" n'est pas un véritable amour, c'est un vice qui inévitablement dévaste la relation amoureuse qui ne devrait être faite que de respect de l'autre, recherche de son bonheur, d'empathie envers ses sentiments.
Merci Patricia, bises et bon dimanche.
plumeflore · le dimanche 17 novembre 2024 à 23:40
Marc!
Rachelle · le lundi 18 novembre 2024 à 23:55
alba15 · le jeudi 21 novembre 2024 à 14:33
Quelle sensibilité, de plume et d'âme !
C'est une lecture ravissante qui enchante le lecteur !
imparfaitlibre · le vendredi 22 novembre 2024 à 11:29
Ce poème a été écrit pour une amie qui a perdu son mari, qui n'arrive pas à surmonter son absence et qui finit par mélanger le biens et le mal, les démons et les anges, le passé et l'avenir.
Merci à tous pour vos mots et surtout pour votre fidélité sous les miens.
Je vous souhaite à toutes et tous et super week-end (nous serons en marché de Noël samedi et dimanche) alors à la semaine prochaine.
Bises Claude,, bises Rachelle, Bises José, Bises Marc et Marie, Bises Laurence.
PS pour Rachelle,
J'imagine que tu dois être très élégante avec ta jupes et tes talons alors profites un maximum de ce bonheur car le temps passe vite.
Bises à toi chère Rachelle
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