Délices Empoisonnés (Sarcasmes d'une vie) P3

(photo pixabay)
Sarcasmes d'une vie
P3
Délices Empoisonnés
Sous les derniers rayons germe la pourriture,
Diffusant dans les airs une amère senteur,
Entre douce fragrance et vive puanteur,
Fleurit cet appétit que le désir susurre.
Là-bas, dans le brouillard, le plaisir s'enrubanne,
En prenant les couleurs d'un automne douteux,
Mais des galbes cachés aux desseins vaniteux,
Attendent pour piéger le pas qui le profane.
Alors si délicat, leur goût semble agréable,
Faussement alléchant sous des secrets gardés,
Ils provoquent les maux, les troubles retardés
D'un schéma meurtrier, fantasme abominable.
Soudain c'est la sentence, inconnue et tueuse,
De la belle amanite au bolet de Satan,
Qui rappelle un amour malsain et chuchotant
Dont le poison détruit la tendresse fougueuse.
(Droits d'auteur réservés)
Patricia (Imparfait)
Sarcasmes d'une vie
P3
Délices Empoisonnés
Sous les derniers rayons germe la pourriture,
Diffusant dans les airs une amère senteur,
Entre douce fragrance et vive puanteur,
Fleurit cet appétit que le désir susurre.
Là-bas, dans le brouillard, le plaisir s'enrubanne,
En prenant les couleurs d'un automne douteux,
Mais des galbes cachés aux desseins vaniteux,
Attendent pour piéger le pas qui le profane.
Alors si délicat, leur goût semble agréable,
Faussement alléchant sous des secrets gardés,
Ils provoquent les maux, les troubles retardés
D'un schéma meurtrier, fantasme abominable.
Soudain c'est la sentence, inconnue et tueuse,
De la belle amanite au bolet de Satan,
Qui rappelle un amour malsain et chuchotant
Dont le poison détruit la tendresse fougueuse.
(Droits d'auteur réservés)
Patricia (Imparfait)
7 commentaires
Rachelle · le mercredi 19 février 2025 à 00:03
vertflo · le mercredi 19 février 2025 à 23:06
Bel exercice que d'utiliser la nature et les paysages qui ne servent que de prétexte pour nous ramener à la nature humaine, une autre nature moins jolie que celle qui nous permet de prendre un grand bol d'air et d'évacuer nos soucis.
Là, tout le texte nous fait plus ou moins frémir, bien plus qu'une feuille, même morte.
Bonjour l'ambiance ! (rire) enfin, ce n'est pas rigolo du tout, ça va des sanglots longs des violons de l'automne, à la froideur et à la dureté d'un hiver froid et mortel.
Il n'y a pas grand chose pour se réchauffer et en plus si jamais on s'amuse à manger des champignons en rentrant de la promenade, on a interêt à bien les regarder et à les trier sinon...
Trêve de bêtise, ton poème soulève bien plus de réflexions que mes âneries.
J'aime beaucoup ce passage entre autre :
''Là-bas, dans le brouillard, le plaisir s'enrubanne,
En prenant les couleurs d'un automne douteux''
Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'on nage en eau trouble et on peut dire comme dans la chanson : noir c'est noir.
Un poème qui sort des sentiers battus et dont on ne sort pas indemne après l'avoir lu.
Bonne fin de soirée
Bises
imparfaitlibre · le jeudi 20 février 2025 à 10:17
Bonjour Claude,
Merci à vous deux pour votre fidélité sous mes mots et pour la gentillesse de vos messages.
Oui, j'aime prendre la nature qui nous entoure pour en extraire les reflets de la nature humaine avec ses bons et beaux côtés mais aussi avec ses côtés sombres et ses pièges dans lesquels les innocents tombent à tous les coups!
Parfois la nature souffre mais jamais elle ne se plaint alors, le jour où l'un d'entre nous comprend cette souffrance il est souvent bien trop tard pour en soigner les plaies et ce mal qui la ronge devient alors inguérissable même si on lui déroule un tapis de fleurs.
Heureusement que l'espoir permet de croire au printemps qui viendra et qui, peut-être, offrira un avenir serein!!!!!
Merci encore à vous deux amie et ami de plume et d'émotion.
Belle journée
Bises Rachelle,
Bises Claude
plumeflore · le jeudi 20 février 2025 à 22:08
Marc!
alba15 · le samedi 22 février 2025 à 12:25
José · le dimanche 23 février 2025 à 20:28
Diffusant dans les airs une amère senteur,
Entre douce fragrance et vive puanteur,
Fleurit cet appétit que le désir susurre. "
J'ai d'emblée pensé, à la lecture de ce quatrain, à la relation toxique qui malheureusement peut se développer chez certains couples, pouvant leur être un véritable poison à l'image de l'amanite ou du bolet de satan en forêt que l'on cueille par erreur et je n'ai pas pu me détacher de cette idée tout au long de cette narration allégorique assez terrifiante en fait.
Un poème parfois nous embarque dès le départ dans une direction dont il est difficile de sortir ensuite et qui n'est peut-être pas celle imaginée initialement par le (la) poète.
Merci Patricia, bises et bonne soirée
imparfaitlibre · le mardi 25 février 2025 à 11:48
Bonjour Laurence,
Bonjour José,
Je vois que vous avez compris le sens de ce poème et c'est un vrai plaisir de lire vos messages.
Souvent, lorsqu'on se penche de près sur la nature humaine, elle nous renvoie les images des dangers cachés mais bien réels de la nature sauvage alors c'est à nous d'être assez réaliste pour me pas tomber dans ses pièges!!!
La beauté des choses n'a pas toujours le goût de ses attraits.
Mille mercis à vous trois et c'est toujours un immense plaisir d'échanger avec vous tous.
Belle journée à vous.
Bises Marc,
Bises Laurence,
Bises José
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